Frédéric du Verle, de membre du NPD à candidat en un tournemain

Par Emelie Bernier 10:33 AM - 08 septembre 2021
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Frédéric du Verle

L’arrivée dans la course du candidat du Nouveau Parti démocratique aux élections fédérales Frédéric du Verle, 34 ans, est le fruit d’un parcours peu standard. « C’est la première fois que je m’implique en politique, même si ça me passionne depuis des années. Ça été assez rapide. Je me suis inscrit comme membre du parti, puis volontaire, car j’ai voulu m’engager de façon plus active. J’ai envie de faire une différence. Ils ont été très accueillants », explique-t-il.

Si accueillants, en fait,  que le Parti est allé jusqu’à lui proposer de tenter sa chance dans une circonscription. « Je pensais que c’était un peu trop tôt, je ne me sentais pas prêt. La seule raison pour laquelle je ne pensais pas me présenter, c’est que je suis très pragmatique donc j’aime étudier, aller sur le terrain, avoir le bagage suffisant…. Mais ils m’ont demandé de l’aide et m’ont proposé d’être candidat.  C’est une occasion en or,  il faut juste y aller », estime M. du Verle.

Il est né en France, mais a été élevé au sein d’une famille québécoise. Il se considère avant tout comme Québécois et Canadien. «On ne choisit pas d’où on vient, mais on choisit dans quelle direction on veut aller. Le Québec me correspond », indique-t-il.

Conseiller en aménagement du territoire, il considère que « l’étape politique est une évolution naturelle ». «Dans mon travail, j’en viens à gérer la vie de citoyens, à créer un environnement pour eux. Toutes les questions touchant à tous les aspects vie-environnement, transports…-sont mon domaine de prédilection. De par mon travail,  j’ai l’habitude d’aller dans une région, de comprendre le contexte, ce qui ne va pas, identifier les problèmes. On communique beaucoup avec les citoyens. On fait nos analyses et on propose des situations concrètes. Être politicien, c’est la même chose, à un autre échelle. »

Il a choisi la circonscription de Beauport—Côte-de-Beaupré—Île d’Orléans—Charlevoix, une région où il aime passer ses vacances. « Je n’y habite pas, mais Je commence à avoir une bonne vision d’ensemble des problèmes de la circonscription. La pénurie de main d’œuvre, les problèmes de transport, le pont pour les accès comme à l’Ile d’Orléans par exemple, les problèmes environnementaux, la COVID qui a un impact important sur le tourisme, l’agriculture, la baisse  des prestations d’urgence…», avance-t-il.

Il invite les citoyens qui le désirent à entrer en communication avec lui. «Je me fais un devoir de répondre et d’être joignable personnellement pour entendre leurs problèmes et leurs préoccupations.  Je suis réaliste, mais je pense que si les habitants de la circonscription entendent mon message et apprennent à me connaître, ils vont comprendre que je veux me battre pour eux, que je serai un député engagé qui se base sur des faits, des opinions d’experts pour prendre des décisions éclairées et efficaces. Le NDP se bat déjà pour toutes ses questions qui les touchent de près », conclut-il.

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