Le village de Saint-Siméon encore «isolé» de l’industrie de la motoneige pour 2019

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Par Karine Dufour-Cauchon
Le village de Saint-Siméon encore «isolé» de l’industrie de la motoneige pour 2019
(Photo : Gracieuseté)

À l’arrivée de la saison hivernale, Saint-Siméon n’a pas trouvé de moyens pour régler son impasse concernant les sentiers de motoneige.

« La municipalité de Saint-Siméon, sera pour une deuxième saison, isolée de l’industrie de la motoneige. La municipalité appréhende un impact économique important sur ses commerces de proximité.

Le maire Sylvain Tremblay dit avoir lancé cet été « des perches aux acteurs du milieu et responsables de l’industrie de la motoneige », sur la situation non réglée depuis près d’un an.

L’an dernier, le citoyen Vital Lévesque a décidé de barrer le passage d’un sentier jonchant son terrain. « Ce sentier est l’axe national vers la Côte-Nord. Le club de motoneige a ouvert une autre voie qui contourne à plus de 50 km le village et qui donne accès à tous les services. Nous avons tenté plusieurs actions mais aucune solution n’a été trouvée” » explique le maire de Saint-Siméon, Sylvain Tremblay, dans un communiqué.

Trois solutions pourraient débloquer la situation. « Les seules solutions sont, soit d’exproprier le droit de passage, soit le Club des Aventuriers va de l’avant avec une injonction assurant le passage jusqu’à ce que l’on statue sur le droit de passage existant sur cette ancienne terre publique. Sinon, un autre propriétaire pourrait offrir un droit de passage », soutient le maire ensuite.

« Au final, une deuxième année se fera sans Saint-Siméon. La municipalité a tout tenté, mais il reste qu’elle a peu de leviers pour agir. Par contre, compte-tenu que la municipalité ne sera non couverte, elle ne soutiendra plus l’industrie d’aucune façon ni financièrement et ni pour un appui », ajoute-t-il.

Dans la même missive, le maire rappelle qu’annuellement, la motoneige génèrerait au Québec plus de 3,27 milliards de dollars en retombées économiques, tout en contribuant au maintien de plus de 14 000 emplois, « sauf à Saint-Siméon ».

M. Lévesque s’est entretenu avec Le Charlevoisien l’hiver dernier sur la question. Pour voir son entrevue, cliquez ici.

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