La Grande Séduction… avec une virée en avion

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Par Gilles Fiset
La Grande Séduction… avec une virée en avion
Julie Tremblay, coordonnatrice de Vise Charlevoix, Pierre Tremblay, maire des Éboulements, Pascal Harvey, directeur de la SADC de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Sylvain Tremblay, préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Constantino Duclos, directeur général adjoint, services de main-d’œuvre L’Appui et Johanne Côté, directrice de la Chambre de commerce de Charlevoix.

Le vendredi 7 juin, une quarantaine de chercheurs d’emplois s’envoleront de Montréal pour atterrir à l’aéroport de Charlevoix et passer une journée avec de futurs employeurs qui déploieront le tapis rouge pour les convaincre de venir travailler, mais aussi s’installer dans la région.

Comme on le sait, Charlevoix comme la plupart des régions du Québec souffre d’un manque criant de main-d’œuvre. Pour y remédier, Vise Charlevoix en collaboration avec la Chambre de commerce régionale, a décidé d’adhérer au programme « Un emploi en sol québécois » qui vise à favoriser l’intégration en emploi des personnes immigrantes en région.

Ainsi, une quarantaine de candidats se présenteront à l’aéroport de Charlevoix pour y rencontrer des employeurs potentiels.

Les employeurs auront accès à « la crème de la crème des chercheurs d’emploi ». En plus d’avoir un intérêt pour venir s’installer dans Charlevoix, les candidats auront été soumis à des tests psychométriques, et ce en plus d’avoir des qualifications pour les emplois disponibles. « On ne choisira pas de jumeler un ingénieur et un employeur qui a besoin d’un soudeur, par exemple », insiste Mme Tremblay.

En agissant de la sorte, les employeurs  pourront avoir accès à « un bassin difficilement atteignable de par le fait que c’est une clientèle qui est récemment arrivée à Montréal (moins de cinq ans NDLR) et que l’on ne réussit pas toujours à rejoindre par des organismes de soutien », a noté Julie Tremblay, coordonnatrice de Vise Charlevoix.

Le tapis rouge

Pour augmenter ses chances d’appâter les meilleurs candidats, les chercheurs d’emplois arriveront par avion. « On a déjà envisagé l’autocar, mais la problématique est que les immigrants auraient dû faire un voyage de plus de neuf heures et on trouvait qu’au final, ça ne donnerait pas une belle image de Charlevoix alors que la région a tant à offrir », explique Julie Tremblay. « On a aussi envisagé la nuitée en hôtel ou en auberge, mais les immigrants qui vont se qualifier auront des familles pour la plupart et ne pourront se permettre de découcher, alors on met toutes les chances de notre côté en nolisant un avion », continue-t-elle.

Les employeurs auront alors une journée pour les convaincre de revenir avant que les chercheurs d’emploi ne repartent. « On demande aux employeurs d’être conséquent et de proposer des emplois à temps plein. Un immigrant ne quittera pas une situation de précarité pour une autre », avertie Julie Tremblay.

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