Quatre raisons pourquoi la politique n’intéresse pas

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Par Karine Dufour-Cauchon
Quatre raisons pourquoi la politique n’intéresse pas
Êtes-vous capable de nommer quel est cet édifice ? Selon statistique Canada, c’est plus de 30% de la population qui ne porte peu, ou pas d’intérêt pour la politique municipale, provinciale et fédérale. Peut-être ne reconnaitront-ils pas ci-haut la Chambre des Communes, située à Ottawa. (StatCan, 2018- Photo : noscommunes.ca).

Vous, suivez-vous cela, les élections ? Sur le terrain, nous avons demandé aux citoyens de Charlevoix pourquoi ils ne s’intéressaient pas, ou peu, à la politique. Peut-être vous reconnaîtrez-vous parmi ces quatre raisons :

1)     « Bandits à cravate ! »

« Les politiciens, se sont tous des bandits à cravate ! ». Plusieurs citoyens sont cyniques par rapport aux rôles des politiciens et sur leurs motivations à se présenter en politique. C’est pour cela que Michelle et son conjoint Jean ne s’intéressent pas à la politique. « On entend toute sorte de choses sur les scandales et la corruption. Ça n’aide pas à gagner notre confiance », soutient-elle.

2)     Du vrai chinois

C’est aussi par incompréhension que certains électeurs ne se sentent pas impliqués par la chose politique. « On les entend parler, et ça à parfois l’air d’être du chinois !  Les lois, les commissions, c’est compliqué pour monsieur et madame Tout-le-Monde », s’est confié Jacques, qui désiraient une approche plus près « du vrai monde ».

3)     Pas de temps

Le boulot, la famille, les courses, notre quotidien est déjà assez rempli. C’est ce qu’Émilie, mère de deux enfants et qui occupe un travail à temps plein, explique son désintérêt pour la politique.

4)     Du pareil au même

« Les politiciens sont tous les mêmes et font des propositions similaires. C’est du pareil au même, année après année. Ça ne me représente pas », a soutenu pour sa part Raymond, retraité.

Le mot de la science

Jean Doiron, professeur de science politique au Centre d’études collégiales en Charlevoix explique ce désintérêt de la population pour la politique. Ce phénomène est accru pour les élections fédérales. « Les compétences fédérales nous touchent beaucoup moins en tant que citoyens. Les hôpitaux, les écoles et les routes ne les concernent pas . Mis à part les bureaux de poste, le fédéral ne gère plus grandes choses qui ne touchent directement le citoyen

M. Doiron comprend qu’il fait partie d’une petite partie de la population « maniaque de politique ». Cependant, il a un conseil pour ceux qui ne se sentent pas concernés par le politique. « Au moins, on peut regarder des bulletins de télés, lire les journaux, se faire une idée, et en discuter avec nos proches. Ça fait partie de la vie sociale. Quelqu’un qui ne fait pas ça, ce n’est pas un vrai citoyen. On doit prendre nos responsabilités », estime-t-il.

« Ne pas se préoccuper de politique, c’est se foutre de son avenir, voire, de l’avenir de la planète. Si vous ne vous occupez pas de politique, elle, elle s’occupera de vous », a-t-il conclu.

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