Les petites maisons de M. Perron

Par Emelie Bernier 7:03 AM - 20 octobre 2016 Initiative de journalisme local
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Le livre d’or dans lequel signent les visiteurs.

(EB) Avec doigté, Yvon Perron réalise depuis plusieurs années des répliques miniatures de maisons et de bâtiments du territoire de son enfance, le magnifique Cap-aux-Oies. Il invite les gens à venir admirer son travail minutieux et à profiter de l’occasion pour faire un don au profit de la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique, maladie qui a emporté un très bon ami à lui il y a quelques années, Bernard. «Une maison comme ça coûte 350$, et c’est moi qui assume. Je voudrais maintenant faire la petite chapelle de Saint-Pascal, mais il se peut que je fasse la maison de mon ami décédé, ce qui plairait bien à son épouse Lise. Je n’ai pas encore décidé… », explique le sympathique artisan.
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Ses plus récentes réalisations, dont la petite école de rang qu’il a lui-même fréquentée, témoignent de la précision avec laquelle M. Perron s’applique à reproduire les bâtiments de sa jeunesse. Les meubles, lampes et autres accessoires sont reproduits à l’échelle. Des animaux sont installés dans les bâtiments de ferme. Impressionnés, les gens sont généreux dès lors qu’ils comprennent pour quelle cause M. Perron les invite à donner. «Je parle de la SLA à tout le monde, je leur explique que je ramasse des sous pour la recherche », lance celui dont le travail est reconnu par la fondation.
1661$ ont été récoltés uniquement auprès des visiteurs cette année. Outre les dons remis par les visiteurs de son « jardin » de maisonnettes miniatures, M. Perron, un ex-cuisinier, remet aussi l’argent ramassé en vendant des confitures de petites fraises qu’il récolte à la main dans les champs autour de chez lui. Il a récolté pour 740$ de petites fraises cet été. AU printemps 2017, c’est donc 3376$ qu’il remettra à la Fondation pour la SLA, montant qui s’ajoute au 8203$ donnés jusqu’ici.
Plusieurs visiteurs prennent quelques instants pour écrire un petit mot dans un livret souvenir. « On a des visiteurs d’un peu partout, du Québec, de la France…Je prends le temps de parler à tout le monde! », explique-t-il.
Ses petites maisons sont rangées pour l’hiver, mais dès le printemps, elles réintègreront leurs plates-formes pour ébahir la galerie. Un détour s’impose!

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