Table agro: une certification prévue en 2012

Par Emelie Bernier 11 mai 2011 Initiative de journalisme local
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Les prochains mois  de la Table s’annoncent prometteurs, avec la mise en place d’une certification qui permettra d’authentifier les produits d’ici pour en garantir la qualité.

 

Le bilan de l’année 2010, présenté en assemblée générale mardi, est positif.  Un regain du membership et la popularité non démentie d’activités comme la Fête des Saveurs ont notamment permis d’engranger un excédent des produits sur les charges  de 14 000$.

C’est toutefois un projet à venir qui retient l’attention, soit la démarche de certification qui devrait être instaurée dès 2012, suite au travail du consultant Pierre Lachance. Celui-ci devra définir les barèmes de la certification et établir des cahiers de charge pratique, utilisable et facilement contrôlable, destinés aux producteurs, aux transformateurs et aux restaurateurs qui aspirent à l’obtenir.

 

«Ce n’est pas un processus pour exclure des producteurs, mais pour nous permettre de maintenir un standard et permettre aux consommateurs de mieux se diriger vers ce qu’il veut réellement. On veut que le consommateur s’y retrouve facilement », explique le président de la Table, Damien Girard.

 

Une entreprise pourrait choisir de ne faire certifier qu’un de ses produits, par exemple. Une abstention ne signifierait pas un rejet de la Route des Saveurs.

 

« On veut englober tout le monde, mais à différents niveaux.  On  a la chance d’avoir un consultant qui comprend bien la problématique et la réalité qu’on vit. Ce serait l’fun que ça devienne un objectif de certifier un  produit, deux, voir l’entreprise au complet, mais ça demeurera un choix », de renchérir M. Girard. 

 

La démarche est soutenue par le CLD, notamment par Nancy Chabot, agronome et conseillère en développement économique. «Les autres régions vont vite et si nous voulons demeurer compétitif , il faut tabler sur la certification. On est une région reconnue au Québec avec notre savoir faire, même en Amérique du Nord. On veut protéger ce qui a été fait dans les 15 dernières années », explique-t-elle.

 

Sans vouloir jeter la pierre à qui que ce soit, Damien admet «qu’il faut en venir à une aspiration de nos producteurs à atteindre une certaine qualité pour être étiquetés Charlevoix. »

 

La Table Agro a décidé de faire cavalier seul en se dissociant du processus d’obtention d’un terme valorisant du MAPAQ . «On voulait réaliser ce projet rapidement et de le faire de cette façon donne plus d’indépendance à la direction. Le Mapaq, c’est beaucoup de règle non flexible et ça peut être très long. Pour nous, c’est un projet de région qu’on voulait enclencher rapidement », explique Damien Girard.

 

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