Où ira l’Institut Hubert-Reeves?

Par Emelie Bernier 15 février 2011 Initiative de journalisme local
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L’ambitieux projet d’Institut Hubert Reeves, incluant un Musée de la Terre, pourrait voir le jour ailleurs qu’aux Éboulements.

 

 «C’est un problème d’espace, essentiellement», explique Serge Genest, président du projet d’Institut. «Il faut comprendre que le don de terrain a fait qu’on est peut-être allé un peu vite, mais ce qu’on ne savait pas, c’est que le Musée caressait de son côté un projet de parc marin. La direction a décidé de partager le terrain, ce qui est son droit, mais nous nous retrouvions devant des problèmes physiques, l’espace étant insuffisant pour la réalisation du projet tel que proposé par les architectes. On cherche à se relocaliser », de poursuivre M. Genest. Il concède que « si le terrain avait été donné intégralement, il y aurait eu suffisamment d’espace.» Un revirement de situation n’est cependant guère possible selon lui. « Le sentiment que j’ai, c’est que ce serait difficile de revenir en arrière. Je pense que le musée a un très beau projet avec son parc marin. Pourquoi faire 2 demis projets? Peut-être qu’il y aurait avantage à consacrer le tout le terrain à leur projet »

 

L’Institut Hubert Reeves, incluant un Musée de la terre et un parc géologique, devrait toutefois rester dans Charlevoix. « Tout ce que je peux dire, c’est qu’on aura 3 à 4 options à évaluer au fil des prochains mois. On ne se sent pas en difficulté. On va essayer d’être présent physiquement dans plusieurs municipalités», lance M. Genest, demeurant évasif. Il donnera une conférence de presse d’ici la fin février .

 

«À ce moment, on fera part des options qu’on envisage », conclut Serge Genest.

Le maire des Éboulements, Bertrand Bouchard, semble avoir une vision partielle du litige,  mais n’entend pas lâcher le morceau. «Pour faire le projet sur cet emplacement, il faudrait un mur de soutènement, a-t-il expliqué lors de la séance du conseil des maires de la MRC de Charlevoix. « Nous travaillons sur ce dossier depuis deux ans. Ça nous dérange énormément que le projet de 14 millions $ se fasse ailleurs notamment en raison de la création d’emplois. Nous avons une alternative à offrir aux membres du conseil d’administration de l’Institut Hubert-Reeves.»

 

La MRC de Charlevoix a appuyé la municipalité des Éboulements afin que l’emplacement choisi pour construire l’Institut et le Musée de la terre demeure dans cette localité.

Il ne  nous a pas été possible d’obtenir d’entrevue du directeur général du Musée maritime, Guy Duchesne.

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