La vente du Fairmont Le Manoir Richelieu fait courir les foules

Par Emelie Bernier 18 janvier 2011 Initiative de journalisme local
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Général

Dès 8h30, des curieux en quête de bonnes affaires se sont présentés au Manoir Richelieu. Lors de l’ouverture des portes, à 10h, plusieurs centaines de personnes se massaient dans un corridor attenant à la salle Richelieu. Au compte-goutte, celles-ci ont pu entrer dans la salle transformée en vaste marché aux puces pour l’occasion.

 

Des télévisions, des meubles, des luminaires, de la robinetterie, des oreillers, des têtes de lits, des bibelots, des clubs de golf, des verres à vin, d’immenses tapis, des souvenirs un peu poussièreux … La plupart des objets ont trouvé preneur au cours de la journée qui s’est terminée vers 14h.

 

Si certains sont repartis avec d’énormes chargements empilés à la va comme je te pousse sur des chariots, d’autres étaient désappointés. « Je m’attendais à ce qu’il y ait plus d’antiquités, de belles choses. Je suis très déçue», de dire Mme Tremblay, de Saint-Aimé-des-Lacs, qui a tout de même dégotté quelques chaises datant des années 1920. « J’ai acheté un cadre comme souvenir», ajoute-t-elle.

 

Johanne Harvey se rappelle d’une vente au tournant des années 2000. « J’ai meublé mon chalet, cette fois-là! Il y avait vraiment de belles choses », de dire la dame qui, elle aussi, a opté pour quelques chaises antiques, des verres encore neufs et une lampe. «Il y a moins d’aubaines que ce que je pensais, mais je ne suis pas déçue », commente-t-elle.

 

Lise Savard, de Rivière-Malbaie, pensait aussi à l’ameublement de son chalet quand elle a décidé de venir à la vente. « J’ai fait de bonnes affaires : un meuble de télé, des chaises capitaines… En plus, le Manoir, c’est un joyau pour Charlevoix. On se procure un souvenir en même temps », admet la dame.

 

Il faut dire que les employés et partenaires du Manoir ont tous eu accès à la vente avant les badauds, comme l’explique Stéphane Lanctôt, directeur de la restauration. «Les plus belles pièces ont trouvé preneur chez les employés. Depuis septembre, on vends certaines choses à l’interne. » Il est étonné de l’engouement de la population. « A mesure que la semaine avançait, on avait de plus en plus d’appels. Je pense qu’environ 500 personnes se sont présentées aujourd’hui », commente-t-il.

 

La vente, une énième dans l’histoire de l’institution, devrait générer des revenus d’environs 10 000$. Samedi, le destin de ce petit magot n’était pas encore connu. « Certains pensent que l’on va réinvestir cet argent dans les travaux, mais 10 000$ sur 3, 5 millions, c’est une pacotille », souligne avec un sourire, Stéphane Lanctôt.

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