Baie-Saint-Paul, paradis des planeurs

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Par Lisianne Tremblay
Baie-Saint-Paul, paradis des planeurs
Les amateurs de vol à voile ont accès à des vues spectaculaires. Cette photo d’archives a été prise près de Baie-Saint-Paul. (Photo : Courtoisie Gilles Boily)

Il y a 50 ans, un premier vol de planeurs était effectué à Baie-Saint-Paul. Le lieu est devenue depuis le paradis des amateurs de ce loisir «planant» qui ont accès ici à des vues spectaculaires!

C’est d’ailleurs la première fois cet automne que les membres du Club de vol à voile de Québec ne pourront venir à Baie-Saint-Paul. Même si la planification était déjà avancée, un important bris mécanique sur l’avion-remorqueur du club est venu changer les plans. Ce n’est que partie remise pour les membres puisqu’ils reviendront en 2021.

Un membre du Club de vol à voile de Québec, Louis Chabot, explique cette passion méconnue. « Il y a plusieurs sources d’énergie qui nous permettent de rester dans les airs. Il y a les ascendances thermiques, la pente qu’on peut, entre autres, faire près du Cap-aux-Corbeaux et le vol d’onde. Baie-Saint-Paul est un lieu particulier puisqu’il permet ces trois types de vol. »

Les amateurs viennent plus souvent en automne pour le vol d’onde. L’atterrissage se fait dans un champ près du boisé du Quai.

« Baie-Saint-Paul est un ancien cratère, donc lorsqu’il vente de l’ouest assez fort, précise M. Chabot, le vent passe par-dessus les montagnes et il redescend, ce qui crée une vague. C’est pour cette raison qu’on appelle cela un vol d’onde. L’onde est souvent indiquée par des nuages qui ont une forme de lentille. Cette vague se répercute à très haute altitude, supérieure à celle des montagnes, soit de 15 à 25 000 pieds. »

Les passionnés de vol peuvent atteindre une plus haute altitude dans Charlevoix.

« Nous pouvons monter à une plus haute altitude ici qu’au club qui est situé à Saint-Raymond-de-Portneuf puisqu’il n’y a pas de zone de contrôle, ajoute Louis Chabot. Nous avons une entente avec Transport Canada, qui nous permet de monter au-delà de 12 500 pieds. »

Jusqu’à 23 000 pieds d’altitude

Lorsqu’ils sont dans une onde et que tout se passe bien, les membres du club appellent le contrôle de terminal de Montréal avant d’atteindre 12 500 pieds. Ils leur demandent s’ils peuvent  aller plus haut, par exemple à 18 000 pieds. « C’est eux qui vérifient s’il y a du trafic et si nous pouvons le faire, soutient l’amateur de vol à voile. La hauteur maximale qu’ils peuvent nous accorder est de 23 000 pieds, ce qui est intéressant pour nous. »

Les forts vents représentent une des conditions idéales pour pratiquer ce sport.

«C’est aussi pour cette raison qu’on vient ici en automne, Les vents sont plus forts et ils sont plus organisés dans la bonne direction. Souvent, l’été, le vent se promène et il est moins constant. Durant l’hiver, ce serait probablement bon aussi. Sauf que pour nous, ce ne serait pas possible d’opérer en raison de la neige. L’idéal pour nous, ce sont les mois de septembre et octobre», conclut le passionné de planeur Louis Chabot.

Une cinquantaine de personnes, principalement de Portneuf et de Québec, forment le club de voile de Québec.

Découvrez cette passion avec quelques autres clichés fournies par Gilles Boily dans la galerie photo.

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