Blocage de voies ferrées : Résolu en souffre déjà

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Par Charlotte Paquet
Blocage de voies ferrées : Résolu en souffre déjà

 

Les perturbations dans le transport ferroviaire au pays, créées par des manifestations de communautés autochtones, ont des répercussions importantes dans toutes les usines de Produits forestiers Résolu (PFR).

« Si ça perdure dans le temps, ça peut même mener jusqu’à des arrêts de production », prévient le porte-parole de l’entreprise, Karl Blackburn.

Selon lui, dès le jour 1 du blocage près de voies ferrées en appui à des autochtones qui s’opposent à un projet de gazoduc en Colombie-Britannique, il y a presque deux semaines, les effets ont commencé à se faire sentir. Or, avec la récente décision du Canadien National de mettre fin progressivement à ses activités dans l’est du Canada tant que la situation ne sera pas réglée, les choses ne pourront qu’empirer.

« Il y a des répercussions directes sur la livraison des produits finis, mais aussi sur les produits qui rentrent dans la fabrication », explique M. Blackburn.

Or, contourner le problème lié au transport ferroviaire n’est pas une mince tâche. « On doit impérativement trouver des façons de pallier au transport ferroviaire pour l’utilisation de camions,  mais c’est pas toujours facile, au contraire, car il y a une pénurie de camionneurs. »

Même une usine de papier comme celle de Clermont y goûte, entre autres lorsque sa production est acheminée à un centre de transbordement. « Le transport ferroviaire affecte d’une façon ou d’une autre toutes nos usines », insiste le porte-parole.

Chez Scierie des Outardes notamment, une importante quantité de la production de bois d’œuvre est expédiée vers Matane et le reste du continent nord-américain par le traversier-rail Georges-Alexandre-Lebel. Les conséquences économiques sont très importantes, répète M. Blackburn.

La papetière de Baie-Comeau s’en ressent également, notamment au chapitre de la réception de produits chimiques entrant dans la production.

Un règlement

Produits forestiers Résolu exhorte le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux à trouver une piste de solution le plus rapidement possible. « Car c’est l’économie qui est fragilisée par une manifestation qui n’a rien à voir avec notre domaine d’activité », rappelle M. Blackburn, en soulignant que toute l’économie du pays est touchée.

Le conflit doit se régler et rapidement, car pour chacune des journées problématiques, deux journées seront nécessaires avant un véritable retour à la normale, conclut-il.

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