Soccer sénior : est-ce la fin pour Les Louves?

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Par Gilles Fiset
Soccer sénior : est-ce la fin pour Les Louves?
Les Louves avaient remporté les séries en 2018. Photo d’archives

Après une quinzaine d’années à diriger sa meute, Benoît Bradet se donne une année de réflexion pour décider s’il prendra sa retraite comme entraineur des Louves, l’équipe féminine de soccer sénior de Baie-Saint-Paul. Son départ assènerait un dur coup à une équipe qui éprouve déjà de graves problèmes de recrutement.

Benoît Bradet, celui qui a mis Les Louves au monde, va peut-être prendre sa retraite. « Je me donne encore un an pour réfléchir à ce que je vais faire au niveau du soccer sénior. Je continuerai probablement toujours d’entrainer des équipes au niveau scolaire, mais diriger Les Louves, c’est très exigeant. J’ai beaucoup donné et maintenant, je veux prendre un peu de temps pour moi », confie-t-il.
Cette annonce coïncide avec le départ de quatre joueuses d’expérience, Rose Tremblay-Gravel, Kristina Gravel, Virginie Vanlandeghem et la capitaine Elsa Girard. « Ce sont des femmes qui ont entre 25 et 30 ans et elles ont décidé de consacrer plus de temps à leur carrière, ce qui est normal à leur âge », explique M. Bradet en ajoutant que les quatre joueuses soutenaient littéralement l’équipe depuis un bon nombre d’années.

Ce dernier se défend de penser à la retraite en raison de ce quadruple départ, mais avoue qu’il a de la difficulté à se motiver à refaire le chemin parcouru pour amener de jeunes recrues au niveau atteint par l’équipe actuelle. « Ça prend des années pour monter une équipe de ce calibre-là, au moins trois ou même cinq ans peut-être. Je ne suis pas prêt à remettre toute cette énergie. Pas seul en tout cas », énonce-t-il.
Il faut dire que déjà en 2018, l’équipe avait déjà perdu trois joueuses de calibre, soit Kathleen Simard, Alexandra Lavoie-Tremblay et Roxanne Savard. Cela sans compter l’absence prolongée de Lauranne Gagnon et Katerina Solaligue Guillot qui n’ont pu se présenter sur les terrains cette saison dû à de graves blessures au genou.

Au moment d’écrire ces lignes, personne ne se serait proposé pour prendre la relève du chef de meute.
Problèmes de recrutement

Encore faudrait-il qu’il y ait une équipe. Les Louves ont aussi un problème de recrutement. De 16 joueuses cet été, l’équipe tomberait à une douzaine après les départs annoncés. « Avec 12 filles seulement, on n’essaie pas vraiment de démarrer une équipe. Il y a des toujours des absentes pour toutes sortes de raison comme les vacances, le travail, ou les blessures », affirme M. Bradet en ajoutant que pour bien se débrouiller en toutes situations, il faut entre 15 et 18 joueuses.

Il y a bien entendu des possibilités de recruter du côté des filles de niveau U15. Les Louves ont d’ailleurs dû recourir à cette solution pour regarnir leurs rangs la saison précédente « On a quelques filles permanentes qui nous viennent du U15, mais la marche est haute entre ce niveau-là et le sénior. C’est difficile pour elles », pense Benoit Bradet qui ne voit donc pas nécessairement le U15 comme une pépinière de futures Louves.


Benoit Bradet, l’entraineur des Louves

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