Sylvie Boucher se dit prête à défendre la ruralité

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Par Karine Dufour-Cauchon
Sylvie Boucher se dit prête à défendre la ruralité
La députée sortante Sylvie Boucher.

Le mois d’août est entamé. Pour Sylvie Boucher, députée conservatrice, il s’agit du dernier droit avant le début de la campagne électorale. Bien que son siège soit en jeu dans Beauport/Côte-de-Beaupré/ Île d’Orléans/Charlevoix, Mme Boucher se dit confiante pour le scrutin d’octobre 2019 et prête à défendre la ruralité.

La députée sillonne son comté depuis longtemps. « J’ai continué mon travail de terrain tous les étés depuis que je suis élue. Je me promène et je rencontre les agriculteurs, les artisans, les gens que l’on voit moins souvent qui sont de l’arrière-pays. Je ne fais pas les choses différemment parce que je m’en vais en élection », assure-t-elle.

Puisqu’elle siège pour le Parti Conservateur du Canada (PCC), parti de l’opposition officielle, Mme Boucher soutient qu’il est plus difficile d’établir une longue liste de réalisations pour son premier mandat.

« J’en ai quand même quelquesunes. Entre autres, je suis fière d’avoir mené à bien le dossier de David Cloutier, copropriétaire de l’Auberge des Falaises ». Rappelons que Mme Boucher a dû intervenir au printemps pour dénouer une impasse administrative avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. « Mon intervention à l’aéroport a permis à un travailleur de poursuivre son travail en sol charlevoisien. C’est ce qui m’a frappée le plus », confie la députée sortante.

La ruralité et l’assurance emploi seront ses principaux chevaux de bataille. « Quand nous étions au gouvernement, nous avons fait des erreurs, comme tous les gouvernements. Il faut être conscient de la réalité que les régions vivent. Une belle réflexion a été menée, ce qui a engendré un rapport détaillé. Je l’ai présenté à mon chef, Andrew Sheer, pour dire que c’était unanime qu’il fallait revoir l’assurance-emploi selon les réalités de 2019. Il faut s’attaquer au trou noir et trouver des solutions pour arrêter de mettre des pansements à court terme », soutient-elle.

Elle reconnaît le défi de la dynamique rurale, chose qu’elle ne voyait pas dans son ancien mandat en zone urbaine.

« C’est différent. Cela m’a amenée à faire une introspection en tant que personne. Aujourd’hui, à 56 ans, je m’affirme haut et fort et personne ne me fera dire des choses que je n’ai pas envie de dire », poursuit Sylvie Boucher, déterminée.

Finalement, Mme Boucher réitère fièrement son appartenance au PCC, particulièrement sous son nouveau chef Andrew Sheer. « C’est pour cela que je suis très confortable dans mon parti, parce que mon chef a compris mon message », conclut Mme Boucher qui espère que son chef reviendra dans la région pour la campagne électorale.

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