Réduction de la consommation d’eau potable : Baie-Saint-Paul fait bonne figure

Par Emelie Bernier 12:00 AM - 15 avril 2014
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Entre 2005 et 2012, les Baie-Saint-Paulois ont diminué leur consommation d’eau potable de près de 30%, un résultat attribuable non seulement au comportement des citoyens, mais aussi à la Ville qui a posé des gestes concrets afin de répondre aux objectifs de la Politique québécoise de l’eau.


« Dans le cadre de la Politique québécoise de l’eau, les municipalités ont été invitées à viser un  objectif de réduction de la consommation de l’eau potable.  Chaque municipalité doit ainsi déposer un rapport annuel de consommation et de gestion de l’eau potable », a expliqué le maire Jean Fortin, avant de présenter le rapport de Baie-Saint-Paul lundi en séance régulière du conseil municipal. Les résultats sont probants puisque la consommation quotidienne par habitant, pour la zone desservie par le service municipal d’aqueduc, a connu une diminution  substantielle, passant d’une moyenne quotidienne par tête de pipe de 700 litres à environ 500 litres.


Le maire rappelle qu’en 2005, la Ville était en situation précaire au chapitre de l’eau potable. « Quand on a commencé à travailler le réseau d’eau potable, on n’avait pas notre puits additionnel et on était en situation limite de consommation, ce qui hypothéquait l’avenir en terme de construction supplémentaire. On avait en plus une surconsommation. On s’est posé des questions. On a fait un gros travail sur la gestion des fuites, en particulier sur 6 majeures. On a aussi travaillé à calibrer nos réseaux et à sensibiliser les gens à consommer avec modération, c’est sur ça qu’on insiste », analyse le maire Jean Fortin pour justifier ces résultats. Selon lui, les comportements changent et s’améliorent. « On voit moins d’arrosage inutile, les consignes sont mieux respectées notamment au chapitre de l’alternance des arrosages, mais on sait qu’il y a encore de la sensibilisation à faire », poursuit le maire.


On évalue qu’une diminution de 20% de la consommation d’eau représenterait des économies de 2 milliards $ sur 20 ans à l’échelle québécoise.

 

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