Yolande Simard Perrault: “Maman Yo” revient chez elle

Par Emelie Bernier 30 août 2012 Initiative de journalisme local
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 Ici, tout le monde la connaît. Si Pierre Perrault s’est un jour tourné vers l’Isle-aux-Coudres, c’est beaucoup grâce à elle. «L’isle est dans mon paysage depuis toujours », dit la belle dame aux yeux vifs dont les parents avaient un chalet près du quai de Baie-Saint-Paul.

Son p

ère, commerçant à Baie-Saint-Paul, accueillait régulièrement les gens de l’isle. Dans la maison attenante au magasin général, la petite Yolande les reconnaissait à l’odeur peu agréable de leurs bottes, enduites d’huile de marsouin. « M. Alexis venait toujours voir mon père, c’était une saine amitié, profonde, qui venait de mon grand-père. Les liens, déjà, étaient tissés serrés », raconte-t-elle.

 

Profondément émue par tout le branle-bas autour de ce 50e anniversaire, elle aligne les souvenirs à vitesse étourdissante grâce à sa stupéfiante mémoire!

 

Elle était là, quand Pierre Perrault a serré pour la première fois la main de celui qui allait devenir une figure marquante de Pour la suite du monde, Alexis Tremblay. «Mon père m’a fait venir au magasin et m’a dit : « mon ami Alexis a manqué son taxi, pourriez-vous aller le reconduire? » Comme j’étais la seule qui avait son permis dans la famille, j’ai pris le volant,  M. Alexis s’est assis en avant, Pierre en arrière. Arrivé à Saint-Joseph-de-la-Rive,  M. Alexis a donné la main à Pierre et lui a dit : « vous m’avez rendu grand service, peut-être qu’un jour je vous donnerai du vin de pissenlit de Mme Marie. Je ferai de la dépense pour vous », se remémore-t-elle avec un sourire.

 

Allait s’ensuivre une des plus belles histoires vraies racontées au cinéma… L’œil brillant, Yolande Simard Perrault avoue que cette fin de semaine lui a apporté son lot d’émotions,  bien qu’elle s’y soit préparée. “Ce film a touché tellement de gens! Je pense à mon mari et je me dis qu’il a de quoi être fier…», conclut-elle…

 

 

 

 

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