Défi L’Everest en Charlevoix : Ascension complétée

Défi L’Everest en Charlevoix : Ascension complétée

1.Jaques Desmeules, à gauche, et José Bouchard

 Jacques Desmeules a de nouveau réalisé un exploit physique hors du commun, il a « vaincu l’Everest » en vélo. Cependant, un manque d’hydratation a bien failli acculer l’ultra-sportif à l’abandon.

Par Gilles Fiset

Le Défi L’Everest en Charlevoix s’est déroulé pendant 24 heures à partir de 9 h le samedi 30 septembre. Il consistait à grimper 25 fois la côte du Cap sur la route 362 à Baie-Saint-Paul en moins de 24 heures pour atteindre une hauteur cumulative qui équivaut au dénivelé de l’Everest, soit 8 848 mètres. Jacques Desmeules a réussi cet exploit en 20 h 17 min en incluant un peu plus de 4 heures de pauses.

Mais, il s’en est fallu de peu pour que l’habitué des défis impossibles se déclare vaincu. « La côte du Belvédère est longue et très à pic. Elle ne laisse aucune pause pour les jambes. À chaque fois que je la montais, c’était une torture. Même que deux fois, j’ai été obligé d’arrêter complètement tellement les jambes me faisaient mal. J’avais de violentes crampes musculaires en avant et en arrière de la cuisse. Il fallait attendre que ça passe avant de continuer. C’était probablement dû à un manque d’hydratation. Quand il fait frais comme durant le Défi, on a tendance à moins s’hydrater et ça donne des crampes. À force de boire et de manger, ça a fini par s’estomper, mais j’ai vraiment eu peur de devoir arrêter là », raconte Jacques Desmeules.

L’ultra-cycliste bien connu a été accompagné par une soixantaine de participants en équipes qui se relayaient durant les 24 heures du Défi ainsi que par deux autres cyclistes en solo : José Bouchard, 61 ans, et Johanne Boivin. Cette dernière n’a pas pu compléter le Défi. Incommodée, elle a dû s’arrêter après la onzième montée. M. Bouchard a été le deuxième cycliste à compléter l’épreuve en solo.

L’an prochain

« Le Défi va très probablement revenir l’an prochain, mais cette fois, je vais me greffer à une équipe et m’occuper un peu plus de l’organisation durant la journée », confie Jacques Desmeules.

Les profits de l’événement seront versés à la Fondation Jacques Desmeules qui vient en aide aux personnes handicapés de la région.

Presque deux marathons pour Henrick Lavoie

Le seul athlète « à pied » de l’événement a couru et marché en alternance pendant plus de 13 heures pour couvrir la fantastique distance de 73,5 km. « C’est un très grand défi à relever », confie le coureur de Baie-Saint-Paul. Celui-ci aurait bien voulu faire le 24 h au complet, mais « il aurait fallu que je commence à marcher plus tôt et que je sois moins surpris par le froid vers 21 h 30 », confie-t-il.

Henrick Lavoie n’est pourtant pas un grand habitué des marathons. Il en a fait deux jusqu’à maintenant, en 2013 et en 2014. « Depuis, je n’ai jamais couru plus de 30 km », mentionne-t-il.

Jacques Desmeules, inspiré par M. Lavoie, prévoit d’ailleurs ajouter un volet course et marche à son événement l’an prochain.