La 138, cette dangereuse

Par Jean-Sébastien Tremblay 12:09 PM - 07 Décembre 2017
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Un camionneur qui emprunte chaque jour la route 138 explique les nombreux accidents par une combinaison de facteurs humains et naturels. L’homme, qui souhaite garder l’anonymat, blâme les sauts d’humeur de Dame nature ainsi que les comportements imprudents au volant.
« Dès qu’il tombe en brin de neige, la route devient dangereuse », avance le routier qui compte une dizaine d’années d’expérience. Il souligne que la topographie de la région montagneuse combinée avec de forts vents occasionnent fréquemment la formation de glace noire ou l’obstruction des voies.
Il dénonce aussi que les automobilistes ne redoublent pas de prudence lors des précipitations hivernales. Il raconte qu’il est fréquent que des véhicules le dépassent lors des tempêtes alors qu’il doit lever le pied. « Si une semi-remorque qui pèse 50 000 livres a de la difficulté à adhérer à la route, quel comportement aura une automobile qui en pèse beaucoup moins ? », soulève le camionneur qui a été témoin de nombreux accidents dans ces circonstances.
Selon lui, la conception des chemins est également déficiente. Il avance que la côte à Matou, refaite cette année au coût de plusieurs millions de dollars, est plus dangereuse qu’auparavant. Il cite aussi l’exemple de la portion de la route 138 en direction est dans le secteur de l’entrée de Sainte-Agnès, dont les voies de dépassement ne seraient pas au bon endroit selon son expérience.
Ultimement, l’homme souligne qu’il est important que les camionneurs qui s’aventurent dans les côtes charlevoisiennes possèdent de l’expérience dans le domaine. « Un nouveau aura beaucoup de difficulté à traverser la région sans se planter ! », s’exclame-t-il.

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