Sébastien Bouchard contre Vitor Jones Freitas : « C’était plus facile qu’on s’attendait »

Sébastien Bouchard contre Vitor Jones Freitas : « C’était plus facile qu’on s’attendait »

Sébastien Bouchard vient juste de terrasser Vitor Jones Freitas.

 

Malgré un changement d’adversaire à une semaine d’avis, Sébastien Bouchard s’est étonné de la facilité avec laquelle il a passé le Ko au boxeur brésilien. Prêt pour une ceinture?

C’est grâce à un coup au foie à 1 min et 53 sec du début du troisième round que Sébastien Bouchard a réussi à mettre son adversaire Vitor Jones Freitas Ko samedi soir au centre Vidéotron.

Une victoire rapide, expéditive, qui étonne le pugiliste de Charlevoix. « On s’attendait à ce que ça soit pas mal plus dur que ça. On pensait qu’il allait tomber au dernier round seulement », affirme Sébastien.

Le clan de Bouchard avait élaboré un plan de match pour cette adversaire venu remplacer Ali Funéka, ce dernier n’ayant pu obtenir de visa pour combattre au Canada.

« Ce sont deux boxeurs complètement différents. Funéka est un grand boxeur de 1 m 85 qui a été champion du monde et qui a énormément d’expérience avec un jab qui maintient la distance, tandis que Freitas, c’est un ancien poids léger et on savait qu’il allait frapper très rapidement et que j’allais devoir être patient », révèle Bouchard. « Mon équipe m’a même averti de ne pas me décourager et que pendant les deux premiers rounds j’allais me faire beaucoup toucher par son jab et que j’allais avoir de la misère à m’installer vraiment. Mais il ne fallait pas que je me décourage et que je garde une pression constante », ajoute-t-il.

Selon lui, Freitas était un bien plus redoutable adversaire que Funéka, même si le battre ne lui permettrait pas d’obtenir une ceinture, telle qu’il lui avait été promis pour son précédent adversaire. « Freitas boxe très bien et il a faim de victoire. Il vient d’une grande famille de boxeurs et il était venu ici pour gagner ».

D’ailleurs, Sébastien a dû s’imposer au deuxième round, car dans sa rage de vaincre, Freitas a tenté de le tout pour le tout en boxant à la limite des règlements. Il accrochait souvent son adversaire pour l’empêcher de frapper. Tellement que l’arbitre a dû sévir.

Pour l’entraineur de Sébastien, François Duguay, cela démontrait que « c’est un gars qui a de l’expérience, il sait quand accrocher son adversaire ».

N’empêche que Sébastien a dû réagie pour remettre le boxeur brésilien à sa place. « Au deuxième round, j’ai commencé à le frapper dans le dos, en arrière de la tête, sur les hanches et à la limite du pubis. Des coups à la limite de ce qui est permis, amis en boxe, tu as droit à trois avertissements, alors il faut s’en servir intelligemment », explique Sébastien qui n’aime pas particulièrement cette façon de boxer. « Je suis un boxeur quand même très propre dans mes combats, avec un bon esprit sportif. Mais quand on commence à jouer à ce petit jeu, je suis capable d’en imposer », dit-il.

Finalement, après avoir mis un genou au sol au deuxième assaut, le boxeur brésilien se couche sur le tapis, grimaçant de douleur après la gauche en plein dans le foie de Sébastien. « Un coup au foie, c’est pire qu’au menton et de loin », affirme Sébastien. « Quand tu reçois un coup au menton, tu as un flash, tu vas au tapis, et tu te relèves. Il y a un dommage psychologique, mais tu es frais en te relevant. Au foie, c’est hyper douloureux et ça traine pendant plusieurs minutes. C’est vraiment dur de t’en remettre », explique Sébastien Bouchard.

Le boxeur originaire de Baie-Saint-Paul a donc défait facilement un adversaire plus redoutable que celui qui lui aurait apporté une ceinture nord-américaine. À quand un titre pour Bouchard? Il a démontré qu’il est prêt pour une ceinture. Ni Sébastien ni son entraineur ne savaient ce que leur réserve leur promoteur Yvon Michel, mais tous les deux affirmaient que le pugiliste est d’attaque, plus que jamais.