Pénurie de main-d’oeuvre : Plusieurs postes à pourvoir pour la saison estivale

Pénurie de main-d’oeuvre : Plusieurs postes à pourvoir pour la saison estivale

En ce début de saison touristique, la main-d’œuvre se fait rare dans la région de Charlevoix. Alors que certains établissements font des pieds et de mains pour recruter localement, d’autres se tournent vers l’étranger pour combler les postes à pourvoir.

« Il y a encore 15 à 20 postes à combler en restauration », affirme Caroline Ouellette, responsable des communications pour le Manoir Richelieu. Même si son établissement est réputé partout dans le monde, elle admet qu’ils ne sont pas l’exception.
En effet, la majorité des restaurateurs ont de la difficulté à recruter des employés, surtout en début de saison touristique. « C’est une problématique qui nous rend nerveux en début de saison », souligne Marc Asselin, propriétaire du Café Chez-Nous à Pointeau-Pic. Même son de cloche pour le propriétaire du restaurant et motel Le Mirage, Philippe
Couturier : « C’est de plus en plus difficile de trouver du personnel. On dirait que les gens délaissent le domaine de la restauration. »
Pour se préparer à la saison touristique, tous affirment commencer à recruter les candidats plus tôt, soit dès le printemps. « Ainsi, cette année, avec le G7, on a dû mettre les bouchées doubles pour le recrutement », souligne Caroline Ouellette. Du côté de l’Hôtel Cap-aux-Pierres à L’Isle-aux-Coudres, le directeur général Marc-André Bergeron est conscient que le recrutement est plus difficile : « On fait beaucoup d’affichages à l’extérieur de la région de Charlevoix. En plus, on offre des possibilités d’hébergement. » Quant au propriétaire du Café Chez-Nous, il ne veut pas prendre aucune chance en cas d’imprévus : « Même qu’on n’enlève jamais les annonces d’emploi ! »
L’intégration et l’ambiance de travail sont également des facteurs qu’essaient de privilégier les restaurateurs. « On accorde une grande importante au volet des ressources humaines. On sait qu’une belle ambiance de travail ça attire les travailleurs, c’est un facteur clé pour nous. On n’hésite pas non plus à adapter certains postes en fonction de la personne trouvée », croit M. Bergeron. « On essaie de les intégrer immédiatement au sein de l’entreprise pour qu’ils se sentent importants et bien », déclare quant à lui M. Couturier.
Le recrutement outre-mer est également une solution pour certains d’entre eux. Au Manoir Richelieu, on affirme ne pas avoir le choix de recruter en France ou en Suisse pour combler les postes vacants. À l’Hôtel Cap-aux-Pierre, un cuisinier est venu de France, et M. Bergeron précise qu’ils ont également travaillé avec des écoles hôtelières européennes. Ils recevront ainsi 4 stagiaires cette année. Enfin, au Café Chez-Nous, on retrouve un chef péruvien et une chef pâtissière française. « Ils sont fiers de leur métier, mais nous au Québec, on a de la difficulté à valoriser les emplois liés à la restauration », termine M. Asselin.