Manoir Richelieu : Près de 30 % de la main-d’œuvre vient de l’extérieur du pays

Manoir Richelieu : Près de 30 % de la main-d’œuvre vient de l’extérieur du pays

Un des plus gros employeurs dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration dans Charlevoix subit lui aussi de plein fouet la pénurie de main-d’œuvre, notamment durant la saison estivale. Afin de combler le manque, la direction n’hésite pas à engager outre-mer. Le directeur général, Jean-Jacques Etcheberrigaray, et Isabelle Gaboury, gérante Talent et Culture au Manoir Richelieu, nous ont parlé de cette problématique commune à bien des régions au Québec.

« On ne se prépare pas au printemps pour la saison estivale, mais on se prépare à l’automne pour l’année qui s’en vient. En fait, on se prépare tout le temps à l’embauche. On cherche du monde à l’année longue », affirme M. Etcheberrigaray. Pour fonctionner durant la haute saison, le Manoir doit donc engager du personnel venant d’autres pays, notamment de France et du Mexique. Chaque été, l’établissement engage 150 à 200 nouveaux employés. Mme Gaboury estime à 30 % le taux d’employés du Manoir Richelieu venant de l’extérieur du pays durant la saison touristique.
Pour recruter à l’étranger, le Manoir doit effectuer des démarches auprès d’Immigration Canada. En ce qui concerne les travailleurs mexicains, le Manoir doit obtenir un document appelé Étude d’impact sur le marché de travail (EIMT) afin de les embaucher. Mme Gaboury évalue à environ 25 travailleurs du Mexique qui viendraient travailler au sein de l’entreprise chaque été. Quant aux travailleurs français, le Manoir a plusieurs partenariats outre-mer afin de leur offrir un permis temporaire de deux ans ou un stage.
« Ce sont les deux alternatives vers lesquelles on se tourne pour recruter à l’étranger », déclare Mme Gaboury.
De plus, pour pallier au manque de main-d’œuvre, le Manoir Richelieu a développé plusieurs partenariats avec les écoles de cuisine de la province. Par exemple, dans le cadre du G7, ce sont 25 étudiants de l’école de cuisine de Jonquière qui sont venus aider. Après l’événement, sept d’entre eux ont été engagés comme commis de cuisine au sein de l’établissement. Rappelons également que le Manoir a un partenariat avec l’école de cuisine de Charlevoix, toutefois, puisqu’il y a peu d’étudiants inscrits, cela oblige l’établissement à se tourner vers d’autres écoles. En effet, seulement quatre personnes étaient inscrites au Diplôme d’études professionnelles (DEP) en cuisine dans Charlevoix cette année. « Cependant, notre partenariat avec l’école de cuisine de Charlevoix est primordial, c’est une priorité pour nous, puisqu’on vient de la même région », termine Mme Gaboury.