Croisières aux baleines : une industrie résiliente

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Par Emelie Bernier
Croisières aux baleines : une industrie résiliente
(Photo : Courtoisie)

Véritable produit d’appel international, les croisières aux baleines attirent chaque année une clientèle venue des quatre coins du monde. Si la tendance se maintient et que les frontières demeurent étanches, il faudra faire sans la clientèle internationale cette année, mais l’industrie fait le pari que les Québécois seront nombreux à vouloir prendre le large avec elle.

Lucie Charland, directrice générale adjointe chez Croisières AML, en convient. Aucun record d’achalandage ne sera fracassé cette année. L’entreprise a malgré tout choisi d’aller de l’avant avec une saison et des services adaptés à la pandémie en cours.

« Évidemment, il y a beaucoup d’inconnu, mais on fait le pari que les Québécois voudront découvrir ou redécouvrir le Québec. Oui, les croisières aux baleines sont un produit d’appel, mais il n’est pas juste bon pour la clientèle hors-Québec! », affirme sans ambages Mme Charland.
Dans le parc marin, la saison démarrera le 1er juillet cette année. Et pourrait ne durer que quelques mois. «C’est, d’emblée, une industrie qui est saisonnière. Normalement, on commence au parc marin Saguenay-Saint-Laurent fin avril et on fonctionne jusqu’en novembre, parce qu’on a la clientèle internationale. Cette fois, on prévoit que ce sera du 1er juillet à la fin août et ensuite, on verra s’il y a de la demande pour étirer. Mais on est prudent. On s’est ajusté avec les vacances des Québécois », explique Mme Charland.

Les pertes sont difficiles à mesurer, mais seront importantes. «On a réduit les dépenses, la flotte, on a moins de personnel, mais avec un calendrier plus court et le fait qu’on soit privé d’une majorité de notre clientèle, on ne fera jamais des chiffres comparables aux années précédentes », ne peut que constater la directrice générale adjointe.

Elle espère que la clientèle ontarienne pourra visiter le Québec. « On souhaite bien sûr que les frontières provinciales ouvriront, parce qu’on a beaucoup de clients de l’Ontario, mais on ne compensera pas toutes les pertes!»

Équipe réduite, expérience différente
Partout où Croisières AML opérera cet été, des modifications importantes sont prévues. « Nous avons confirmé nos opérations pour le parc marin Saguenay-Saint-Laurent, à partir de Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac. Pour le reste, ça va se confirmer imminemment, mais partout où on va fonctionner (ndlr : Croisières AML offrent des croisières dans le Bas-Saint-Laurent, à Québec et à Montréal), on parle d’une flotte allégée. Il n’y aura pas autant de navire, parce qu’on doit essayer de réduire les dépenses. On doit aussi maintenir la distanciation sur les navires, mais on est prêt. Nos guides sanitaires sont prêts, nos employés sont formés ou en formation », précise Lucie Charland.
Les équipes ont conséquemment été réduites, mais le personnel régulier a été réembauché. « Ils étaient impatients qu’on redémarre les opérations! Ce sont des locaux, des passionnés! Je ne peux pas faire le pari partout ailleurs, mais du côté du parc marin, on n’a aucune difficulté à réunir nos équipes », précise-t-elle.

Entre 40 et 50 % des effectifs ont été rapatriés environ, selon Mme Charland. «Les années passées, il fallait engager beaucoup travailleurs saisonniers hors région et on vivait une pénurie de main d’œuvre importante. On n’a pas cette difficulté cette année. La garde rapprochée est là, prête à faire une saison différente, mais une belle saison », conclut Lucie Charland.

 

Votre croisière en mode pandémie

Lucie Charland, directrice générale adjointe chez Croisières AML, croit que l’expérience d’une croisière aux baleines à l’été 2020 aura un petit plus par rapport aux années précédentes. «Il y aura davantage de place sur les bateaux, et toujours une équipe souriante pour vous accueillir! Les gens vont être de bonne humeur! », affirme-t-elle, confiante.
Les expéditions seront offertes dans un « environnement très sécuritaire », poursuit Mme Charland.
D’abord, il faudra avoir préréservé son passage sur internet. À votre arrivée au quai, vous serez invité à remplir une fiche médicale. «Tout le monde sera obligé de remplir une fiche qui posera des questions sur l’état de santé général, sur les potentiels contacts avec des personnes atteintes de COVID… », résume Mme Charland. Avant de monter à bord de l’embarcation choisie, on vous invitera à vous désinfecter les mains.
« Tous les clients devront se présenter en ayant un couvre-visage en leur possession. Il faudra le mettre dans les endroits où vous risquez de croiser des gens de près, soit sur la passerelle, dans les escaliers, dans les espaces intérieurs. Quand vous allez être sur le pont, vous pourrez l’enlever, mais vous devrez gérer votre distanciation », indique Lucie Charland.
Au débarquement, vous devrez désinfecter de nouveau vos main et remettre votre couvre-visage pour quitter par la passerelle . «Ce sera simple et sécuritaire. On acceptera moins de gens sur les bateaux, ce qui va permettre une expérience de croisière extraordinaire », de conclure Lucie Charland.

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Arrêté de vous plaindre pour les pertes..
Vous avez des subventions !!