Yves Downing, l'éloge de la nature

Par Emelie Bernier 15 juin 2009
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Depuis un an, le peintre Yves Downing habite au coeur du sujet de ses peintures. Autodidacte, l’homme qui a longtemps tenu galerie dans les Laurentides étonnait souvent ses visiteurs en leur présentant des toiles où régnait Charlevoix, ses petites maisons essaimées dans des paysages montagneux, son fleuve et ses bateaux, ou encore le Saguenay, autre terre de prédilection de l’artiste.

« Je suis originaire de la péninsule acadienne. Notre premier voyage d’amoureux, à ma femme et à moi, c’est dans Charlevoix, à Saint-Irénée, qu’on l’a fait, il y a 30 ans. On avait eu un coup de foudre pour la place », se rappelle celui qui est installé dans ce village depuis juillet 2008. « Le jour où on a visité la maison, on a signé le bail et dormi sur place le soir-même ! ».

Les tableaux d’Yves Downing sont baignés de couleurs vives, qu’il applique au pinceau ou à la spatule. « À ma connaissance, je suis le seul peintre canadien qui fait du miniature à la spatule », explique-t-il.

La galerie qu’il opère à l’année connaît un tel succès que les locaux sont devenus exigus. Il déménagera donc ses pénates dès la mi-juillet à un jet de pierre de l’église, au 120 de la rue Principale. En attendant, il accueille les amateurs d’art au 70, rue Principale.

Le 17 mai dernier, M. Downing a offert au regard de ses plus fidèles clients et amis une centaine de toiles, fruits du labeur des trois dernières saisons. « J’aime que mes clients réguliers aient le premier choix », commente l’artiste.

L’homme, qui a commencé à peindre à 7 ans et dont les parents ont refusé l’accès aux Beaux-Arts, gagne sa vie avec la peinture depuis de nombreuses années. Cet été, il participera à l’événement Peintres de la rue et plantera son chevalet à l’Auberge Larochelle sur la rue Richelieu. C’est le 20 juin qu’on pourra l’y rencontrer pour la première fois.

 

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