Éoliennes: le MRN sème la grogne

Par 12:00 AM - 06 mai 2009
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La MRC de Charlevoix-Est est sur le qui-vive dans le dossier du développement éolien. Elle reproche au ministère des Ressources naturelles d’imposer les éoliennes dans le secteur de la zec du Lac-au-Sable par l’entremise de son Plan d’affectation des terres publiques, et ce, en dépit du RCI régional.

Le projet de Plan d’affectation des terres publiques (PATP) préparé par le ministère des Ressources naturelles comprend deux lacunes majeures selon les élus de la MRC de Charlevoix-Est. D’abord, le MRNFP n’y reconnaît pas la Réserve de biodiversité des Palissades et de Baie-des-Rochers. Ensuite, il identifie le secteur de la zec du Lac-au-Sable déjà ciblé pour un développement éolien comme zone prioritaire dédiée à ce type de développement.

La façon de faire du MRNFP irrite les élus, d’autant plus que la MRC avait signifié ses intérêts sur ces deux éléments. « Nous avons adopté une résolution afin de leur signifier qu’ils ont oublié le parc et que nous sommes en total désaccord avec le statut qu’ils donnent à la zec du Lac-au-Sable », d’expliquer le préfet Jean-Luc Simard, agacé de constater que le ministère a tenté de faire passer en douce les ajouts.

Dans sa forme actuelle, le PATP va à l’encontre du Règlement de contrôle intérimaire (RCI) de la MRC qui encadre le développement éolien et qui a été accepté par le ministère des Affaires municipales.

Mathias Dufour, président de la zec du Lac-au-Sable, est inquiet. « J’ai toujours cru que les éoliennes, ils allaient nous les rentrer dans la gorge… Pour l’instant, la MRC a réagi vertement et nous allons voir la suite des choses. Mais si ça demeurait tel qu’on le reçoit, ce Plan d’affectation dénuderait la démarche d’audiences publiques prônée par le ministère et qui doit précéder la réalisation de tout projet du genre. »

Comptant 37 éoliennes, le projet de 74 mégawatts du consortium St-Laurent Énergies vise un secteur de la zec du Lac-au-Sable visible en partie du parc des Hautes-Gorges. Le projet est jugé inacceptable par le milieu depuis son dépôt en avril dernier.

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