Projet de Saumon Rivière-Malbaie : l’hébergement abandonné pour faire consensus

Par 12:00 AM - 01 avril 2009
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Saumon Rivière-Malbaie modifie son projet de développement. L’organisme raye l’hébergement, car c’est la seule façon d’amener le gouvernement à soutenir financièrement le projet. Pour ainsi dire, la Corporation se range aux arguments de Tourisme Charlevoix qui lui refusait, pour cette raison précise, un appui inconditionnel.

Le projet passe donc de 1,4 million $ à 1,2 million $. On ne parle plus de chalets, ni de camping, mais on ajoute des sentiers pédestres, une piste cyclable et un étang de pêche tout en conservant un chalet d’accueil, un garage et des bâtiments sanitaires.

Le président de la Corporation, Ronald Desbiens, ne veut plus regarder en arrière. «On a tous la même vision. L’ATR a la même vision que nous», disait-il, changeant de ton par rapport à la semaine dernière. Il faut dire que quelques rencontres ont eu lieu depuis.

Mais attention, si l’hébergement est abandonné dans le projet qui implique le gouvernement, ce volet reste dans la mire de la Corporation, mais il sera financé autrement. « Une chose est sûre, l’hébergement ne se fera pas avec l’argent du gouvernement», a ajouté M. Desbiens, qui aurait aimé le savoir plus tôt, pour ne pas perdre de l’énergie sur le projet initial.

De toute évidence, tout le monde loge maintenant à la même enseigne, ce qui inclut le Syndicat des travailleurs des pâtes et papier qui avait convoqué la presse mardi pour affirmer son appui inconditionnel au projet.
«Une cohabitation usine et rivière à saumon est un élément important pour la pérennité de l’usine», croit Claude Turcotte, président.

«Syndicalement, nous allons tout faire pour que ça se réalise. L’usine n’est pas nécessairement en danger, mais ce sera une carte supplémentaire dans notre jeu quand la direction aura une décision à prendre. Si en 1977, quand j’ai commencé à travailler, on m’avait dit qu’un jour je pêcherais le saumon à la sortie de l’usine, j’aurais parlé d’un mythe, mais en 2009, c’est devenu une réalité», termine M. Turcotte.

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