Vers le Championnat du monde de karting à Dubaï

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Par Gilles Fiset
Vers le Championnat du monde de karting à Dubaï
Yves Normand durant une pratique. Courtoisie

Yves Normand, fils de Nathalie Dufour, native de L’Isle-aux-Coudres et d’Yves Normand père, né à Saint-Joseph-de-la-Rive, affrontera les 160 meilleurs pilotes du monde dans une course d’endurance de 12 heures à Dubaï.

Après avoir réussi à se classer quatrième au Championnat du monde de karting en Italie l’an dernier dans la catégorie sprint, Yves Normand se mesurera de nouveau aux meilleurs de la planète lors du 2020 Sodi World Series Finals soit la finale du Championnat mondial de karting qui se déroulera à Dubaï, dans les Émirats arabes unis, du 16 au 18 avril.

Cette année le pilote de kart professionnel domicilié à Château-Richer, non loin de la piste de kart, se lance plutôt dans l’aventure de la course d’endurance, une épreuve qu’il disputera avec ses trois coéquipiers.

«Il faut choisir entre le sprint et l’enduro. Comme j’avais déjà fait le sprint l’an dernier en individuel et que cette année, j’ai une équipe à tout casser avec un total de 12 participations au Championnat du monde pour nous 4, j’ai décidé de tenter ma chance. Je crois que l’on a vraiment de bonnes chances de décrocher une place sur un des podiums», pense Yves Normand.

«L’enduro, c’est une course de 12heures qui commence à minuit et qui finit à midi. Deux pilotes se relaient au volant durant la nuit et deux autres durant le jour », ajoute Yves Normand.

C’est grâce à son excellente saison, en individuel et en équipe, qu’il a eu son ticket pour Dubaï.
«En Individuel, j’ai réussi ma meilleure saison à vie avec 13 victoires, 30 podiums sur une cinquantaine de courses, détaille-t-il. Avec mes coéquipiers, on a remporté le championnat canadien en équipe en gagnant cinq des sept épreuves d’endurance cette année», précise M. Normand.

Yves Normand durant le Championnat du monde en Italie l’an dernier (kart no 2). Courtoisie

Plus rapide qu’une Ferrari
Lorsqu’il course en individuel, Yves prend place dans une machine dotée d’un moteur deux-temps avec une boite manuelle à six vitesses.

Des bolides qui peuvent atteindre des pointes de 160 km/h et passent de 0 à 100km/h en 2,8 secondes, selon Yves Normand, soit une meilleure accélération qu’une Ferrari 458 (0 à 100km/h en 3,3 secondes).

La course d’enduro de Dubaï, quant à elle, va se faire avec des moteurs 4 temps moins performants avec des pointes de l’ordre de 120km/h, mais plus résistants et qui n’ont qu’une vitesse sur la boite de transmission. Un avantage pour Yves Normand.

«Je peux garder mes deux mains sur le volant en permanence et ne pas continuellement penser à changer mes vitesses, dit-il. Et comme je suis habitué de courser à des vitesses plus élevées, c’est plus facile pour moi côté réflexe», explique-t-il.

Concentration extrême
Garder le cap durant les trois heures qu’il devra passer derrière le volant pour assurer son quart de pilotage ne sera pas une mince affaire.

«C’est une question de concentration et de bonne gestion des émotions parce que quand il se passe des trucs en piste, c’est très facile de perdre sa concentration. Alors quand je me place derrière le volant, il faut que je rentre dans ma bulle, que je ne pense plus à rien d’autre que la course. Je n’ai plus de problème d’argent ou de cœur. Je me concentre uniquement, mais vraiment uniquement sur la façon de dépasser le gars en avant de moi», confie le pilote.

Appuyé par Charlevoix
Pour l’aider à défrayer les coûts de son périple aux Émirats arabes unis, Yves peut déjà compter sur l’appui de trois principaux commanditaires, la Cidrerie Vergers Pednault, la boulangerie Bouchard et l’Hôtel du Capitaine, mais il est toujours à la recherche de commanditaires étant donné les coûts énormes engendrés par sa participation au Championnat du monde qu’il estime à près de 20 000$ pour son équipe.

Yves Normand. Courtoisie

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