L’autre côté de la pénurie de main-d’oeuvre

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Par Karine Dufour-Cauchon
L’autre côté de la pénurie de main-d’oeuvre
Michelle Gaudreault, conseillère en emploi et directrice générale du G. Sept Conseil Charlevoix.

Et si la pénurie de main-d’œuvre venait avec son lot de bons côtés? Travailleurs et chercheurs d’emplois de Charlevoix, ouvrez grand vos oreilles !

Michelle Gaudreault, conseillère en emploi et directrice générale du G.Sept Conseil de Charlevoix a un message pour vous. Bien qu’elle reconnaît que la pénurie de main-d’œuvre soit difficile à vivre pour les entreprises, il s’agit d’une occasion en or pour les Charlevoisiens sur le marché du travail, ou en voie de le devenir.

«On parle souvent de pénurie de main-d’œuvre et que les entreprises ont de la difficulté à se trouver des employés. C’est vrai. Cependant, on veut profiter de cette dynamique pour passer un message aux Charlevoisiens », a entamé Mme Gaudreault.

Pour la conseillère, qui  travaille depuis 35 ans auprès des gens de la région, il s’agit d’abord d’une bonne occasion de se redéfinir professionnellement.«Parfois, quand cela fait 15, 20 ans que l’on fait le même travail, on est plus réticent à changer d’emploi quand il ne nous plaît plus. On doute de nous. Ici, on va vous faire découvrir votre potentiel. Dans le contexte actuel, le marché de l’emploi offre plusieurs choix de nouvelle carrière », soutient Mme Gaudreault.

Elle ajoute ensuite que le contexte actuel est très avantageux pour ceux qui ne sont pas encore sur le marché du travail et ceux qui s’en sont retiré.

«Il fut un temps où il y avait peu d’emplois et beaucoup de chercheurs d’emplois à la porte. Il fallait donc se conformer à ce qui était offert et s’adapter. Maintenant, comme on a le choix, on peut prendre le temps de trouver quelque chose que l’on aimera », explique la conseillère.

Bien sûr, la réalité est telle que les emplois disponibles sont souvent les postes non qualifiés, ou ne demandant pas de formation professionnelle. C’est pourquoi Michelle Gaudreault appelle à une revalorisation des emplois non qualifiés.

« Moi j’en connais pour qui, être femme de chambre, c’est leur passion. Faire le ménage, ça les rend heureux et ça leur donne un sentiment d’accomplissement. Ça prend des gens pour être plongeur, commis, concierge, il n’y a pas de sous-métiers!», a-t-elle souligné.

L’experte-conseil témoigne que le salaire est rarement l’argument pour lequel ses clients viennent recevoir  des services d’orientation professionnelle.«Nous les clients qui viennent nous voir, c’est très rare qu’ils nous disent qu’ils ne sont pas satisfaits de leur salaire.  Souvent, ce sont les conditions et l’ambiance de travail qui manquent à l’appel. N’importe quel emploi peut combler quelqu’un si on lui garantit des conditions intéressantes et que l’ambiance dans lequel il travaille sont agréables », témoigne Mme Gaudreault en guise de conclusion.

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Je suis surprise de ce texte