Formation obligatoire sur les violences sexuelles cet automne au CECC

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Par Karine Dufour-Cauchon
Formation obligatoire sur les violences sexuelles cet automne au CECC
Le Centre d'études collégiales en Charlevoix s'apprête à former ses étudiants et son personnel sur les violences à caractère sexuel à la rentrée 2019.

Pour la rentrée 2019, une formation obligatoire s’invite pour les étudiants et membres du personnel du Centre d’études collégiales en Charlevoix (CECC), tous domaines confondus.

Comme l’exige une nouvelle loi du ministère de l’Éducation supérieure, tous les établissements d’enseignement collégiales et universitaires doivent se doter d’une politique de prévention des violences sexuelles.

Le Centre d’études collégiales en Charlevoix n’échappe pas à la règle et devra appliquer la récente politique adoptée par sa maison-mère, le Cégep de Jonquière.

« C’est avec beaucoup de fierté que le Cégep de Jonquière, dont nous sommes une composante, a adopté sa politique en matière de prévention des violences à caractère sexuel sur ses campus. Chaque étudiant, enseignant, cadre administratif et autres membres du personnel recevront une formation de 45 minutes sur les violences sexuelles », entame la directrice de l’établissement, Marie Aboumrad.

« Notre objectif est que tout le monde comprenne que ça existe. On veut également qu’ils comprennent dans quel contexte ça peut être sournois et que l’on peut être tout aussi affecté par ces violences quand nous en sommes témoins que quand nous en sommes victimes », poursuit-elle.

La formation « n’est pas là pour faire peur ». On prévoit aborder les aspects positifs de la prévention, comme la notion du consentement clair, éclairé et libre. La direction prévoit couvrir l’entièreté de sa communauté d’ici la fin d’automne 2019.

Une ressource supplémentaire

La politique comprend également la mise en place d’une ressource d’urgence, de type guichet unique, responsable de prendre en charge les questionnements, les dénonciations et les victimes qui auraient besoin d’aide médicale urgente. « On ne substitue pas le 911, mais il y a au moins une personne dans notre établissement qui a la responsabilité d’être à l’écoute et d’orienter le plus possible les personnes. C’est une ressource supplémentaire ajoutée par cette politique », complète Mme Aboumrad.

Marie Aboumrad réitère le désir de son établissement à contribuer positivement dans le cheminement de vie des  jeunes adultes qui le fréquentent. « Nos maisons d’enseignement travaillent avec de jeunes adultes. Ils sont majeurs, ou presque, ont le droit de conduire, boire, mais on a aussi des réflexes sociaux qui ne sont pas là. C’est une large tâche que de devenir un adulte majeur et équilibré. Si on peut y contribuer en évitant les dérives qui laissent les plus grandes traces, on le fera », conclut avec éloquence la directrice.

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