La Ville de Baie-Saint-Paul s’explique sur le rejet d’eaux usées du 11 août

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Par Emelie Bernier
La Ville de Baie-Saint-Paul s’explique sur le rejet d’eaux usées du 11 août
(Photo : Jean Louis Cimon)

Le rejet d’eaux usées non traitées dans la rivière du Gouffre dimanche est dû à un bris mécanique ponctuel qui a rapidement été réparé. «  Il s’agit d’une situation bien involontaire et imprévisible conséquente d’un bris à notre station qui nous a amené à fonctionner avec une pompe temporaire », a indiqué  Martin Bouchard, directeur général de la Ville.

Rappelons que l’avis, diffusé dimanche matin, a été levé dimanche midi « suite à la reprise normale des activités une heure plus tôt et au débit important de la rivière », explique le dg.

L’avis n’aurait donc aucun lien avec la plainte formulée la semaine dernière au ministère de L’Environnement et de la lutte aux changements climatiques (MELCC) le 7 août  par Jean-Louis Cimon, un citoyen préoccupé par la présence de particules en suspension et de traînées brunâtres douteuses visibles sur la rivière à saumons.  Suite à la plainte, une inspection a été réalisée le 8 août. «Il a été possible d’observer à l’endroit de la rampe de mise à l’eau de la marina de Baie-Saint-Paul, une faible présence d’écumes. Cette présence a été jugée non significative et possiblement d’origine naturelle. Il y avait également irisation à la surface de l’eau dans le secteur, qui après vérification, se révèle d’être d’origine naturelle », a fait savoir Clément Falardeau, relationniste pour le MELCC.

Isabelle Courchesne, de l’Organisme de bassin versant (OBV) Charlevoix-Montmorency évoquait elle aussi des « causes naturelles » pour expliquer les phénomènes observés, rappelant que l’état de santé de la rivière est suivi de près, avec des échantillonnages mensuels. « Ce printemps, nous avons parcouru l’ensemble des tributaires identifiés comme une importante source de matières en suspension par les campagnes des années antérieures. Cela nous a permis de cibler des zones problématiques afin de rencontrer les propriétaires et leur proposer des pistes d’actions et de solutions», indiquait Mme Courchesne. Elle estime que les impacts d’une surverse ponctuelle comme celle de dimanche sur l’environnement d’une rivière  sont minimes. Cette information est d’ailleurs corroborée par un biologiste du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs consulté par Benoît Bouchard, président de l’Association de la Conservation de la vallée du Gouffre. Rappelons que la rivière du Gouffre est non seulement prisée pour les activités nautiques, c’est aussi un habitat du saumon. Rassuré par l’avis du biologiste du MFFP, Benoît Bouchard souhaite toutefois que la Ville demeure vigilante afin d’éviter de nouveaux déversements comme celui de dimanche dernier.

Le volume total rejeté est estimé à 550 mètres cubes. « Bien que le volume en cause est considéré comme plutôt faible, nous visons à éviter totalement ce genre de déversement et désirons rassurer la population que les efforts ont été fait pour le limiter et revenir à la normale dans les meilleurs délais », a conclu Martin Bouchard.

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