Chronique de Francis Savard-Leduc: les vacances de la construction

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Par Francis Savard-Leduc
Chronique de Francis Savard-Leduc: les vacances de la construction
(Photo : Francis Savard-Leduc.)

Déjà la fin des fameuses vacances de la construction. Si elles représentent bien des casse-têtes pour plusieurs d’entre nous « citoyens ordinaires », leur fin sonne souvent le glas d’une période très lucrative pour nos commerçants et annoncent la fin imminente d’un sprint effréné jusqu’à la rentrée des classes.

Des bonnes affaires, il s’en est définitivement faites ! Véritable moteur économique de l’industrie touristique québécoise depuis leur officialisation au début des années 70, les vacances de la construction représentaient cette année un chèque de 447 millions de dollars distribué par la Commission de la construction du Québec à nos vaillants travailleurs. On peut se douter qu’une bonne partie de ces dollars ont depuis changé de mains, dépensés en échange d’un peu de bon temps et d’air frais, loin de la chaleur écrasante des villes.

On saura dans les prochaines semaines à quel point ce fut productif pour nos acteurs locaux, mais il y a fort à parier que notre été jusqu’à maintenant extrêmement clément (en excluant les températures plus élevées des derniers jours) aura permis de renflouer les coffres en prévision de l’automne.

J’y pensais récemment et je me souviens que depuis mon plus jeune âge, la fin de ces vacances et le début du mois d’août suscitent en moi des émotions teintées d’ambiguïté, Si l’été s’échelonne pourtant jusqu’au 21 septembre, la « vraie » marque d’un retour à la routine était généralement à la mi-août avec le magasinage traditionnel des fournitures scolaires annuelles.

Si j’ai la chance d’éviter de courir les fournitures scolaires à rabais cette année, je n’ai pas chômé pour autant et j’espère que tout comme moi vous voyez arriver la fin du sprint estival couplé d’un repos bien mérité. Je tenais à lever mon verre à vous tous, courageux travailleurs saisonniers du tourisme, qui entreprennent chaque été une grande course pour gagner convenablement votre vie. Exigeante, incertaine et parfois bien ingrate, l’industrie touristique est toutefois un incontournable dans notre réalité régionale et vous contribuez à élever votre milieu à bout de bras.

Je ne peux vous souhaiter que cette saison soit un succès d’ici sa fin, histoire de souffler un peu à l’automne!

Visite de Mélanie Joly: une bonne nouvelle et une occasion à saisir

Nous avons eu droit, le 27 juillet, à la visite de la ministre fédérale du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie à Petite-Rivière-Saint-François. Deux entreprises de la région, Dômes Charlevoix et Repère Boréal ont reçu une enveloppe de quelques centaines de milliers de dollars afin de poursuivre leur développement.

C’est par l’entremise de la nouvelle “Stratégie fédérale pour la croissance du tourisme” et du “Fonds pour les expériences canadiennes” que ces subventions ont été octroyées. J’ose espérer que plusieurs flaireront la bonne affaire que ce programme représente pour la région. Il est d’ailleurs toujours possible de déposer des projets à faire analyser puisque le programme s’échelonne jusqu’en 2021, à moins que l’enveloppe avoisinant les 60 millions s’épuise d’ici là.

Si la diversité de notre économie, affaiblie par les départs progressifs d’une industrie manufacturière en déclin, reste en soit un problème, développer différentes offres touristiques innovantes comme l’ont fait ces deux entreprises ne nuira certainement pas à nos communautés.

Je ne souhaite d’ailleurs pas faire de partisanerie à l’approche d’importantes élections mais je me dois quand même de féliciter l’initiative du gouvernement de Justin Trudeau pour cette politique. Cette dernière, qui vise à favoriser le développement d’une « classe moyenne » de l’industrie touristique, représente à mes yeux une solution proactive pour réduire les désagréments du travail saisonnier.

Nous savons que le tourisme a le défaut, notamment par sa saisonnalité, de générer des inégalités économiques dont nous subissons tous les conséquences. Aussi bien prendre action et régler les problèmes en amont, particulièrement quand nos régions québécoises en dépendent.

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