Le mécènat a permis l’acquisition de l’École Thomas-Tremblay

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Par Emelie Bernier
Le mécènat a permis l’acquisition de l’École Thomas-Tremblay
Martin Ouellet, directeur général du Musée, les mécènes Marc Beauchamp et Gilles Charest et Mathieu Simard, président du conseil d'administration de l'institution devant la plaque officialisant l'apport des 3 mécènes. (Absent sur la photo: Vincent Beauchamp.)

 

L’apport de trois mécènes a permis au Musée d’art contemporain de devenir propriétaire de l’École Thomas-Tremblay, rebaptisé Pavillon Jacques St-Gelais Tremblay récemment. L’acquisition de l’école aura coûté 325 000$. En tout, ce sont près de 400 000$ qui y ont été dévolus afin de l’adapter à sa nouvelle vocation.

 

Martin Ouellet, directeur général du musée, Marc Beauchamp et Gilles Charest, mécènes, et Mathieu Simard, président du conseil d’administration, lors du dévoilement de la plaque scellant l’apport des mécènes.

La participation financière de Gilles Charest, Marc Beauchamp  et Vincent Beauchamp a rendu possible l’acquisition de l’École Thomas Tremblay. «Ces 3 mécènes bien connus dans la communauté ont ainsi permis de consolider l’institution et de donner un nouveau souffle au Symposium qui, après 36 ans, changeait de lieu. Au delà de la générosité, la beauté de leur geste se trouvait également dans leur volonté de rendre hommage à nos bâtisseurs », a lancé Martin Ouellet, directeur général du MACBSP.

Mathieu Simard lors de l’annonce.

Mathieu Simard, président du conseil d’administration du musée a rappelé qu’il y avait eu péril en la demeure, puisque des intérêts dans le domaine de l’immobilier ont tenté de ravir le bâtiment à sa « vocation  naturelle », selon l’expression utilisée par le mécène Marc Beauchamp. «Jacques St-Gelais m’en parlait depuis plusieurs années. Il savait être persistant. C’est vrai que quand j’ai vu ça ici, je me suis imaginé, jeune, artiste, dans cet endroit adossé au musée pour faire de la création. Je voulais que ça arrive. Ça aurait été un sacrilège, dans un tel lieu, de faire des condos ! C’est un endroit très très important pour la création », avance Marc Beauchamp.

Gilles Charest a pour sa part posé 3 conditions au conseil d’administration avant de délier les cordons de la bourse. « Je souhaitais qu’on honore d’une certaine façon Gilles Brown. Si on a la ville d’art qu’on a aujourd’hui, c’est en partie grâce à  Gilles Brown. Nous n’étions pas toujours d’accord, mais je lui dois beaucoup. II a apporté beaucoup à la région », indique d’abord M. Charest. La Salle Multi du musée portera désormais le nom de salle Gilles-Brown, en hommage au galeriste et chanteur.

C’est aussi à la suggestion de M. Charest que le bâtiment principal du MACBSP devient le Pavillon Françoise-Labbé. « Elle a tenu le centre d’art à bout de bras. Elle aurait dû avoir son musée de son vivant, mais ça reste que le musée, c’est le musée de Françoise Labbé », affirme-t-il.

 

Gilles Charest a osé posé comme condition qu’un hommage soit rendu à Jacques St-Gelais Tremblay. «Quand il est arrivé ici, c’était la chicane. Le musée était déficitaire, près de la faillite. Jacques a pris ça en main et durant les 14 années de Jacques, on n’a jamais eu de perte.  Il a travaillé très très fort sur le dossier de l’école et je considère que c’était justifié de donner son nom au pavillon », dit-il.

 

Patrick Lévesque, directeur de la Caisse Desjardins du fleuve et des montagnes, et Martin Ouellet, directeur général du musée, devant la plaque qui officialise le nom de la cour de l’ancienne école.

Deux autres  partenaires ont réitéré leur appui au musée et contribué à assumer la facture de l’ancienne école.  Le Casino de Charlevoix donne ainsi son nom à la grande salle du nouveau Pavillon Jacques St-Gelais Tremblay, tandis que la grande cour de l’ancienne école devient la Place Desjardins, nom qu’elle empruntait déjà durant Le Festif !.

La vocation principale du nouveau pavillon est d’accueillir le symposium international d’art contemporain, mais le directeur général Martin Ouellet ne cache pas qu’il a des projets. « Nous aurons dès cette année des projections de films et des conférences. À moyen terme, nous envisageons des expositions. À long terme,  nous devons réfléchir, mais ce ne sont pas les idées qui manquent. Jacques St-Gelais et Françoise Labbé ont toujours rêvé d’école. Il faut voir, mais désormais c’est un lieu pour la diffusion artistique. Maison-Mère développe les ateliers d’artistes, mais nous pourrions, ici, développer des projets de résidences pour des artistes internationaux, par exemple », illustre-t-il.

Rappelons que toute la  fin de semaine, le Musée en Fête propose des activités sur le site. Vous pouvez consulter la programmation sur le site internet du MACBSP ou sur la page Facebook.

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