Concert hommage au compositeur Gilles Tremblay

Par 12:00 AM - 19 août 2010
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Mercredi soir dernier, au Domaine Forget, près de 200 personnes ont assisté au concert hommage au compositeur bien connu Gilles Tremblay. Celui-ci était d’ailleurs présent et il a adressé quelques mots à l’auditoire attentif avant le début du concert.

L’idée d’organiser un concert hommage est venue du Domaine Forget qui, comme l’a expliqué son directeur artistique Guy Carmichael, a voulu s’inscrire dans l’élan imprimé par la Société de musique contemporaine du Québec qui a décrété l’année 2010 année Gilles Tremblay. Elle a été appuyée en cela par l’Assemblée nationale du Québec qui, le 13 avril dernier, a salué la contribution de M. Tremblay à la culture québécoise.
La soirée était divisée en deux parties fort différentes, chacune comprenant évidemment des oeuvres du compositeur honoré. Durant la première partie, la flûtiste Marie-Hélène Breault, la harpiste Valérie Milot et la percussionniste Marie-Josée Simard ont interprété deux oeuvres de M. Tremblay et une de Denis Gougeon. L’utilisation d’une batterie de cloches à vaches par la percussionniste dans «Triojubilus» et l’intensité et la finesse du jeu de Mme Breault dans «Envol» (tiré des Vêpres de la Vierge) ont été les faits saillants de cette première partie.
La deuxième partie ne manqua pas de surprendre, car on a pu entendre en alternance l’imposante Louise Bessette au piano et le poète Pierre Morency à la lecture d’extraits de ses textes. Comme toujours, la vie y est célébrée en relation avec la lumière, les oiseaux et, d’une façon générale, avec une fascination et un amour incommensurable de la nature dans toutes ses manifestations. Ami et collaborateur du compositeur, Pierre Morency est l’auteur du livret d’un opéra mis en musique par Tremblay. Créé à l’automne 2009 à Montréal, l’oeuvre intitulée «L’eau qui danse, la pomme qui chante et l’oiseau qui dit toujours la vérité» a été saluée comme un grand succès, malgré la difficulté toujours rattachée à la musique contemporaine. De son côté, Mme Bessette a joué quatre pièces de Gilles Tremblay, en plus d’interpréter deux oeuvres d’Olivier Messiaen dont elle est une spécialiste. Elle a aussi solidement rendu une mouture toute récente du compositeur Michel Gonneville (présent sur place) intitulée «Volées. Carillons d’oiseaux pour Gilles Tremblay».
Gilles Tremblay, qui a sa résidence d’été à Saint-Joseph-de-la-Rive depuis de nombreuses années, est né à Arvida en 1932. Après des études de piano et de composition à Montréal, il a par la suite fait plusieurs séjours en Europe où il a côtoyé les Boulez, Messiaen, Xénakis, Pierre Schaeffer et Stockhausen de ce monde. Sa longue carrière de professeur et de compositeur lui a permis de s’imposer comme l’un des grands de la musique contemporaine au Québec et dans le monde. Il a reçu en 1991 le prix Denise-Pelletier remis chaque année par le gouvernement du Québec à un artiste s’étant illustré dans les arts de la scène (la musique dans son cas).
Et rappelons en terminant à ceux et celles que cette forme de musique intéresse ou qui sont curieux de la découvrir que ce jeudi 19 et ce vendredi 20 août à 20h30, le Nouvel Ensemble moderne avec à sa tête Lorraine Vaillancourt donnera deux concerts à la salle Françoys-Bernier du Domaine Forget.

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