Comment convaincre les municipalités de devenir membres?

Par 12:00 AM - 06 mai 2009
Temps de lecture :

Cette question, Tourisme Charlevoix se la pose puisque  6 des 13 municipalités de Charlevoix ne le sont pas. L’organisme propose la discussion. Les municipalités pourraient revoir leur décision.

Parmi ces municipalités, il y a Petite-Rivière-Saint-François, où est pourtant située la station de ski Le Massif, important moteur économiques de la saison hivernale. «C’est de l’illogisme pour 3000 $», s’étonne le directeur général, Alyre Jomphe, qui ne veut toutefois pas en faire un cas d’espèce.
Les six municipalités permettraient de récolter autour de 18 000 $, à raison de 3,24 $ par habitant. M. Jomphe propose d’entamer la discussion pour «un effort minimal de tous».

Comment réagissent les municipalités? Positivement, mais… «Il faut faire un débat sur la visibilité de Petite-Rivière dans le guide touristique. On devait avoir à l’époque un poste d’information touristique, il n’y a pas eu de suivi. La décision n’est pas définitive, mais on devra avoir de sérieuses discussions», convient le maire de Petite-Rivière, Jean-Guy Bouchard, qui ajoute que des compressions budgétaires ont eu raison en fin de course de la contribution à Tourisme Charlevoix.

À Saint-Aimée-des-Lacs, on pense devenir membre au prochain tour. «Nous n’avions pas de produit touristique à proposer, donc, on n’y voyait pas notre compte, mais avec une base de plein-air, c’est vraisemblable de le devenir», commente le maire Bernard Maltais, lui aussi irrité par l’absence d’un relai d’information touristique, chose pourtant promise.

Le maire de Saint-Urbain veut bien, mais à près de 5000 $, c’est trop cher. «Notre contribution devrait être revue en fonction de nos petits budgets», explique Simon Bouchard, qui ne voit toujours pas les retombées de l’industrie dans sa municipalité.

Mais M. Jomphe croit qu’il y a des éléments positifs. Il précise que les municipalités de Saint-Aimée-des-Lacs, Saint-Urbain, Notre-Dame-des-Monts et Saint-Hilarion, bien que non membres, ont contribué à la réalisation d’un dépliant sur l’arrière-pays, «un très bon signe», selon lui. Baie-Sainte-Catherine n’est pas membre non plus.

« La conséquence de leurs décisions, c’est que ceux qui investissent beaucoup dans l’industrie ont l’impression d’être les seuls porteurs de ballon», ajoute M. Jomphe, qui promet de «rebâtir une relation professionnelle et sympathique».

Partager cet article