Décès de l’artiste multidisciplinaire Simon Drouin

Par Emelie Bernier 9:03 AM - 14 janvier 2021
Temps de lecture :

Simon Drouin (à l’accordéon), lors d’une représentation d’un des nombreux spectacles performatifs de l’Orchestre d’hommes-orchestres.

Le comédien, musicien et multi-créateur Simon Drouin, originaire de Baie-Saint-Paul, a quitté la scène terrestre. Il est décédé le 4 janvier dernier à l’âge de 43 ans des suites d’une maladie. S’il n’a jamais tenu à tenir la vedette entre nos pages, le Charlevoisien souhaitait rendre un ultime hommage au talent immense de cet artiste hors normes.

« Simon n’était pas qu’un performeur et un concepteur de spectacle. Il était aussi un gars d’équipe, un poète, un musicien, un chercheur, un philosophe même.  Il savait écouter aussi et était attentif aux autres et à tout ce qui se passe dans le monde», indique Bernard Langevin.

L’ex enseignant du Centre éducatif Saint-Aubin était là quand Simon est monté sur une scène pour la première fois, en 1993. «Nous avions monté La Cantatrice chauve. Il avait carte blanche pour jouer le chef des pompiers et il nous avais stupéfiés. Il était hilarant, créatif! S’il y a un qualificatif qui le définissait bien,  c’est inventif », ajoute celui qui a fait partie de plusieurs projets menés de front par Simon et ses co-créateurs dans les 12 dernières années. « Ce fut un cadeau et un privilège de participer un peu à l’univers qu’il portait avec lui depuis de nombreuses années » , salue-t-il.

L’Orchestre d’Hommes-Orchestres (l’ODHO), un « chantier permanent des arts vivants », est un des projets que Simon Drouin a contribué à fonder. Le site web de l’ODHO recèle d’ailleurs d’oeuvres stupéfiantes d’ingéniosité et de créativité tantôt baroque, tantôt burlesque où on perçoit l’étendue du talent du Charlevoisien et de ses compères. «Il était humble et le contraire d’une vedette. Tout ça est aussi un peu la marque de commerce des personnes avec qui il travaillait autant au Bureau de l’APA qu’à l’Orchestre d’Hommes Orchestres et dans les autres collectifs auxquels il a participé au fil des ans », ajoute Bernard Langevin.

Le départ de Simon laisse plusieurs personnes dans le deuil, dont sa conjointe Julie Delorme et le fils de celle-ci, Zachary, qui l’ont accompagné jusqu’à la fin avec amour. « Oui, son départ, c’est oui la tristesse, mais aussi la paix et le soulagement pour lui. Oui la tristesse, mais quels bons moments on a tous eu avec lui et qui font qu’il est encore là, en nous pour un sacré bout de temps… », conclut son ami Bernard.

Partager cet article