Du travail à faire pour le fleuve Saint-Laurent

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Par Karine Dufour-Cauchon
Du travail à faire pour le fleuve Saint-Laurent
Raphaëlle Dancette, directrice du comité Zip Saguenay-Charlevoix et Victor-Olivier Bois, chargé de projets.

La qualité de l’eau à Saint-Irénée, l’éducation maritime des plaisanciers et la protection des berges du Saint-Laurent : le comité ZIP Saguenay-Charlevoix a beaucoup de travail prévu dans l’année à venir.

À la demande de la municipalité de Saint-Irénée, le comité se penchera prochainement sur l’évaluation de la qualité de l’eau du village. En collaboration avec l’organisme de bassins versants (OBV), le comité évaluera les paramètres qui pourraient influer sur la composition de l’eau.

On croit que la pollution peut être au niveau des rejets des eaux usées, mais on ignore à quelle hauteur », souligne Raphaëlle Dancette, directrice du comité ZIP Saguenay-Charlevoix. La démarche vise à déterminer s’il y a des enjeux pour la baignade à la populaire plage de Saint-Irénée.

Comme pour plusieurs de ses initiatives, l’organisme est tributaire des subventions qu’il reçoit. L’équipe pourra s’attaquer à ce projet une fois qu’elle aura des réponses des différents paliers de gouvernements. L’échantillonnage d’eau du secteur sera mis en branle dans les mois à venir.

Du côté de Baie-Saint-Paul, le duo entend exploiter le potentiel pédagogique de la baie, véritable porte sur le Saint-Laurent. Celle-ci leur permettra de s’approcher du public pour le sensibiliser à la nature qui caractérise l’endroit.

Le côté écologique du secteur n’est pas vraiment mis de l’avant pour l’instant. On veut informer les gens sur les plantes riveraines et les poissons qui sont là, même si on ne les voit pas toujours », commente Victor-Olivier Bois, chargé de projets.

L’arrivée du Pavillon SaintLaurent, dont la première pelletée de terre devrait se faire en 2021, constituera une autre occasion pour ces défenseurs de la nature de faire profiter de leur expertise scientifique. « Ce projet sera une belle vitrine pour notre mission de protection du fleuve », soutient Mme Dancette.

Le ZIP ne vise pas seulement à éduquer les populations sur la biodiversité du littoral, mais veut aussi prévenir les comportements dévastateurs pour celui-ci. On suit de près la Pointe du bout d’en bas de L’Isle-aux-Coudres. Ce lieu, très prisé par les campeurs, voit sa biodiversité menacée par l’activité humaine.

« L’accès y est restreint et les feux sont interdits. C’est une terre privée, mais il n’y a pas de moyen de contrôler cela. Les propriétaires sont un petit peu démunis là-dedans. Nous avons monté une consultation l’été dernier qui s’est conclue sur des recommandations. Nous attendons de voir ce que la municipalité voudra faire de cela », décrit le chargé de projet.

Le comité invite la population à s’informer auprès de ses membres pour tout questionnement sur le fleuve, ou pour avoir un avis par rapport à des projets résidentiels qui auraient des impacts sur le Saint-Laurent. Il est possible de rejoindre l’équipe au 438 821-8998.

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