Le G7: mieux vaut prévenir que guérir, sauf que…

Par Gilles Fiset 6:19 AM - 01 juin 2017
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L’arrivée des dignitaires politiques pour la conférence de presse de samedi dernier.

Recevoir les délégations des plus grandes puissances économiques mondiales ainsi que leurs leadeurs politiques imposent d’adopter des mesures de sécurité extrêmes, voire même dérangeantes.
Par Gilles Fiset
Les responsables de la Sureté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada n’en sont actuellement qu’à l’étape de la planification en ce qui a trait aux mesures de sécurité à prendre. « Pour l’instant, il n’y a rien de décider. Actuellement, avec la GRC, ce que l’on va faire, c’est planifier l’organisation du sommet au niveau de la sécurité. L’objectif c’est d’être présent, peu visible, mais présent. Il faut s’assurer que tout le monde puisse profiter du sommet et qu’il y ait le moins d’incidents possible. Il faut assurer à la population de la région que tout cela se passera avec le moins de risques possible », affirme Mario Bouchard, directeur général adjoint de la Sureté du Québec à la grande fonction de la surveillance du territoire.
Manifestations
Quand on pense à la tenue d’un sommet rassemblant les plus grandes puissances économiques du monde, des images de manifestations monstres comme celles qu’a connues a ville de Québec en 2001 lors du Sommet des Amériques avec des brigades antiémeutes et des gaz lacrymogènes pour mater les manifestants nous viennent immédiatement en tête. Cependant les responsables de la sécurité du Sommet de La Malbaie sont sûrs de pouvoir éviter une telle situation à La Malbaie. « La manifestation, c’est un droit, mais la situation ici va faciliter notre travail contrairement à un centre urbain, énonce Mario Bouchard de la Sureté du Québec. L’un des principaux avantages à La Malbaie, c’est l’endroit par rapport à la densité de population et à des possibles déplacements de manifestants. Attirer beaucoup de manifestants ici, c’est un peu plus difficile que dans un grand centre urbain ».
Taormina, une forteresse
La petite ville de Sicile dans laquelle s’est déroulé le dernier sommet du G7 les 26 et 27 mai a été transformée en véritable forteresse, selon ce que racontent plusieurs médias : barrages routiers, zones sensibles à protéger, tireurs d’élite sur les toits et même des badges de sécurité autour du cou. « […] les très rares journalistes, sur les 4.000 accrédités, autorisés à arpenter les rues de la ville constatent tous la même chose: en ville tout le monde porte un badge autour du cou, même les enfants. Selon la lettre du badge, on a accès à telle ou telle zone », écrit un journaliste d’AFP sur le site du magazine La Croix, qui ajoute que près de 7 000 policiers et soldats ont été mobilisés pour assurer la sécurité des délégations.
Jade Toussay dans le Hoffingtonpost.fr rapporte même que « la ville a d’ailleurs été bouclée dès le 13 mai, avec accès interdit aux voitures et aux non résidents. Idem sur l’eau, où les nombreux paquebots et autres bateaux privés ont du quitter le port. Les habitants ont quant à eux du montrer patte blanche avant d’être escortés jusqu’à leur domicile ».
La situation était vraiment contraignante pour certains résidents selon l’article déjà cité de La Croix. « On ne reconnaît pas la ville, les rues sont désertes et la plupart des commerces sont fermés », raconte Antonella Calopardo qui travaille dans l’un des hôtels choisis pour accueillir les délégations. Certains parmi les 11 000 habitants que compte habituellement Taormina ont préféré quitter la ville pour quelques jours, « le temps que les choses se calment », explique un policier municipal ».
Mario Bouchard de la SQ ne croit pas du tout que l’on en arrivera à cette extrémité ici à La Malbaie. « Pour le moment, on est vraiment pas là ici… le climat… l’environnement… On est vraiment ailleurs ici », assure-t-il.
Pourtant la ville de Taormina est une petite station balnéaire de 11 000 habitants située au bord de la mer avec deux voies d’accès seulement, comme… La Malbaie.
Pour les plus curieux, le magazine Ouest France évalue entre 3 000 et 4 000 le nombre de manifestants à Taormina durant le sommet du G7. Tout s’est déroulé pacifiquement cependant.
 

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