Les finances personnelles, vous connaissez?

Les Caisses Desjardins de Charlevoix ont lancé le 18 janvier dernier, en collaboration avec la Formation continue Charlevoix (FCC) et le Centre d’études collégiales en Charlevoix (CECC) le programme « Mes finances, mes choix ». Destinés à une clientèle étudiante ou adulte, les deux volets de l’initiative ont pour mission d’aider les consommateurs à faire des choix plus éclairés en matière de gestion de ses avoirs.
« Le taux d’endettement est problématique chez les jeunes et dans la population en général. L’argent est virtuel maintenant », énonce Diane Harvey, présidente de la Caisse Desjardins du Fleuve et des Montagnes. En ce sens, le programme vise à informer les étudiants à propos du monde des finances personnelles afin qu’ils puissent faire des choix éclairés par rapport à leurs besoins. Elle souligne que jusqu’à tout récemment, les écoles n’enseignaient plus ces connaissances dans son cursus académique. « Aider les jeunes à être plus autonomes financièrement c’est dans la mission de Desjardins », soutient-elle.
Daniel Guay, directeur du CECC, dresse un portrait semblable de sa clientèle. « Les étudiants ne réfléchissent pas toujours avant de faire une grosse dépense. Mais après, faire les paiements, ce n’est pas facile », constate-t-il. D’ailleurs, son organisation offre un service d’aide alimentaire et financière pour aider sa clientèle dans le besoin. « L’autonomie financière c’est la liberté », lance-t-il.
Concrètement, 16 modules seront proposés. Les élèves du CECC pourront suivre la formation de 45 heures dans le cadre de leur parcours collégial et obtenir les crédits associés. Les thèmes proposés sont tous en lien avec la gestion des avoirs. Notamment, le budget, les assurances, la téléphonie, le déménagement en appartement, le transport, etc. seront abordés.
Julie Campeau, conseillère pédagogique à la FCC, s’occupe du deuxième volet du programme, qui s’adresse aux organismes sans buts lucratifs. « Par exemple, nous avons collaboré avec le Centre- Femme aux Plurielles pour offrir certains modules à sa clientèle », avance-t-elle. Cette programmation à la carte leur est fournie gratuitement. Elle constate que l’initiative est attrayante pour le milieu communautaire, car elle s’intègre bien à l’offre de service de plusieurs organismes.
De plus, tous les partenaires se veulent rassurants quant aux questions éthiques liées à la marchandisation de l’éducation. « L’objectif principal c’est l’éducation. C’est dans le mission de Desjardins. Les jeunes ont le choix maintenant avec Internet », soutient Diane Harvey. Quant à elle, Mme Campeau assure que le contenu pédagogique est objectif et ne fait pas la promotion d’une institution financière en particulier. « Nous sommes ouverts aux partenariats gagnants-gagnants. Nous n’avons pas vendu notre âme au diable!», affirme le directeur du CECC.
Au total, Desjardins investira
75 000 $ sur trois ans afin de couvrir les dépenses engendrées par cette formation telles que le matériel scolaire, le salaire des enseignants, etc. « Nous voulions que ce soit accessible à tous », énonce-t-elle. Pour l’instant, aucun objectif de participation n’est fixé.