L’art contemporain se tient debout et rayonne
Une création du Symposium
Le Symposium international d’art contemporain a une fois de plus réussi à attirer les regards à Baie-Saint-Paul. Pour cette édition, les premières données témoignent d’un achalandage en hausse et d’un public séduit par les créations présentées.
Les artistes avaient proposé des projets imposants, au point où l’équipe du musée se demandait parfois s’ils allaient pouvoir les mener à terme. Le résultat a finalement dépassé les attentes.
« On a été vraiment surpris de voir à quel point ils ont travaillé fort pour y arriver. Ça a vraiment été des projets très, très impressionnants », souligne la directrice générale, Gabrielle Bouchard.
Le public semble lui aussi avoir été conquis. Certains visiteurs qui s’étaient arrêtés presque par hasard ont finalement passé l’après-midi à découvrir les œuvres et à échanger avec les artistes.

Les chiffres officiels sont toujours en compilation, mais les premières données sont encourageantes. Les deux premières semaines ont notamment attiré systématiquement plus de visiteurs que l’an dernier. Depuis 2023, l’achalandage du rendez-vous d’art actuel a d’ailleurs doublé.
L’art partout !
L’édition de cette année s’est démarquée par la présence de plusieurs activités satellites et par l’utilisation de lieux moins conventionnels. Un chalet installé dans la cour du Carrefour et la Maison Jaune, sur la rue Sainte-Anne, ont notamment attiré l’attention.
La Maison Jaune a d’ailleurs fait tout un voyage avant de s’installer à Baie-Saint-Paul. Elle a été transportée par traversier à partir de Trois-Pistoles et doit maintenant reprendre la route vers Montréal.

Pour Gabrielle Bouchard, ces initiatives permettent au symposium de dépasser les murs du musée et de s’inscrire dans une démarche plus large.
Les artistes internationaux sont également frappés par l’ampleur du symposium dans une ville d’environ 7 500 habitants. « C’est un événement qui est quand même unique au Canada. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut comparer », estime la directrice générale rencontré au musée ce lundi.
Cette réputation internationale, dit-elle, n’est toutefois jamais acquise. Le musée doit constamment développer de nouveaux liens et attirer des artistes provenant de différents horizons.

« Cette réputation-là autour de l’art contemporain est à refaire à chaque année », soutient-elle.
La population de Baie-Saint-Paul a aussi joué un rôle important dans cette édition. Plusieurs citoyens sont revenus à différentes reprises pour suivre l’évolution des œuvres, alors que d’autres ont directement donné un coup de main aux artistes.
Un simple appel à tous pour obtenir des boîtes de carton a notamment permis de mobiliser plusieurs citoyens.
Une équipe portée par les artistes
Derrière cette effervescence se cache toutefois plusieurs semaines de travail pour une équipe relativement petite. L’organisation du symposium représente une importante charge de travail, particulièrement dans les jours précédant l’arrivée des artistes.
Le musée peut heureusement compter sur des bénévoles, des partenaires et la collaboration de la Ville de Baie-Saint-Paul.
Puis, lorsque les artistes arrivent, leur enthousiasme redonne de l’énergie à l’équipe.

« Ils sont tellement excités, tellement contents de commencer leurs créations que, là, nous, ça nous donne le boost dont on a besoin pour passer au travers », raconte Gabrielle Bouchard.
La directrice générale profite également du bilan pour rappeler l’importance de la culture, particulièrement dans un contexte politique et social mouvementé. Selon elle, l’art contribue à définir l’identité d’une société et mérite d’être considéré comme un secteur essentiel.
« Dans 100 ans, qu’est-ce qui va rester de nous autres? Ça va être notre art », lance-t-elle.
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