Une trampoline au sommet des Morios crée une certaine confusion
Des randonneurs s'en donnent à cœur joie au mont des Morios. Photo Félix Cadorette
Transporter une trampoline jusqu’au sommet d’une montagne n’est certainement pas une randonnée comme les autres. C’est pourtant le défi qu’ont relevé Félix Cadorette et six autres amateurs de plein air récemment, au mont des Morios.
L’objectif du groupe était aussi simple qu’inhabituel : atteindre le sommet, installer le trampoline, en profiter quelques instants, puis redescendre avec tout le matériel. «C’était vraiment juste pour l’expérience. Ce n’est pas quelque chose que tu fais chaque fin de semaine », raconte Félix Cadorette.
Il s’agissait d’ailleurs de la deuxième expérience du genre pour certains membres du groupe. La première fois, les randonneurs avaient utilisé la trampoline comme abri pour la nuit : une partie du groupe avait dormi dessus, tandis que les autres s’étaient installés dessous.
L’idée pourrait maintenant devenir une petite tradition. La création de contenu destiné aux réseaux sociaux fait partie de l’expérience, reconnaît le randonneur, mais elle n’en constitue pas la principale motivation. « C’est sûr qu’une photo d’une trampoline au sommet d’une montagne, ça attire l’attention. Mais avant même de faire des vidéos sur Instagram, je faisais déjà des choses comme ça », explique-t-il.
Une publication crée la confusion
L’expédition a toutefois été associée à une autre activité qui aurait laissé des déchets sur la montagne quelques semaines auparavant. Une publication diffusée sur Facebook a amené plusieurs internautes à croire que le groupe de Félix Cadorette était responsable de l’état des lieux.
Celui-ci assure pourtant que la montagne était propre lors de leur passage et que la trampoline a été redescendue après l’activité. « Quand nous sommes arrivés, il n’y avait pas de déchets. Tout avait déjà été ramassé par d’autres randonneurs. Nous sommes repartis avec la trampoline et nous n’avons rien laissé au sommet », soutient-il.
Selon ce qu’il a pu comprendre, une autre activité réunissant plusieurs personnes se serait tenue sur la montagne quelques semaines plus tôt. Des randonneurs seraient ensuite retournés sur place avec des sacs afin de nettoyer les lieux.
Félix Cadorette insiste sur l’importance de ne laisser aucune trace de son passage. Originaire de Mirabel, dans les Laurentides, il pratique la randonnée depuis l’enfance et a également étudié dans un programme axé sur le plein air. « Pour moi, c’est important de repartir en laissant l’endroit comme il était, ou même plus propre qu’à notre arrivée. Quand j’ai vu qu’on nous accusait indirectement d’avoir laissé la montagne dans un état pitoyable, je me suis dit qu’il y avait un problème », affirme-t-il.
Charlevoix se démarque
Habitué des Adirondacks, des White Mountains du New Hampshire et des montagnes du Maine, le randonneur estime que Charlevoix possède un caractère particulier.
Il souligne notamment les sommets dégagés, les reliefs distinctifs et l’accessibilité de plusieurs parcours de la région. « Ce sont des montagnes vraiment différentes de celles que je fais ailleurs. Les sommets sont souvent plats et très dégagés. Ce sont aussi des randonnées relativement faciles et accessibles, mais avec des paysages incroyables », observe-t-il.
Le groupe à l’origine de l’expédition s’est formé sur Instagram. Ses membres ne se connaissaient pas nécessairement avant de commencer à organiser ensemble des sorties en plein air.
Débutants comme randonneurs expérimentés peuvent se joindre aux activités proposées. Au-delà des défis originaux, l’objectif demeure de découvrir de nouveaux endroits, de créer des liens et de profiter du plein air. « Notre but, c’est simplement d’aller dehors le plus souvent possible et de rencontrer du monde, mais toujours dans le respect de l’environnement », conclut Félix Cadorette.
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On dit Un trampoline et non Une
Les deux se disent selon l’Office de la langue française.
Le mot trampoline possède un genre variable selon les régions. Il est officiellement féminin au Québec (une trampoline) par analogie avec les mots en -ine, et masculin en Europe (un trampoline) en référence au mot italien d’origine trampolino ou au français tremplin.
Jouer dehors c’est super. J’approuve !
Mais la portée de votre action ne fais pas la promotion du respect de la nature. Je vous invite à lire le document « Leave no trace » . C’est la bible de ceux qui aiment la nature.
Les sommets des Morrios sont très fragiles. Ils se meurent. J’ai connu les sommets verdoyants de lichen. Aujourd’hui il reste moins de 20% . Il faudrait au moins 100 ans de fermeture pour régénérer à l’origine. Le lichen c’est lent.
Par votre plaisir, vous ne « pédalez » pas dans le bon sens.
Bonne reflexion
Tellement d’accord avec vous, on dirait que le sensassionalisme n’est jamais assez grand !
J’ai proposé une projet d’agrandissement du parc des Grand-Jardins jusque là dans le cadre de https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/aires_protegees/consultation/appel-projet-territoire-public-meridional.htm et j’espère que cela va se réaliser tandis qu’il reste encore quelque chose à sauvegarder de ces sommets uniques et extrêmement fragiles https://www.lecharlevoisien.com/2024/10/10/francois-lessard-propose-dagrandir-laire-protegee-dans-le-parc-des-grands-jardins/ ,
Une bande d’idiots sans respect pour la nature qui vont détruire des milieux naturels pour des clics sur les réseaux sociaux 😡
M. Cadorette dit qu’il a à cœur les principes de Leave no Trace. l’organisation de rassemblements aux sommets tels qu’il fait n’en fait pas partie. La végétation alpine des sommets ne survit pas au piétinement; ce qui est inévitable. La même chose se produit présentement sur les autres sommets. Même s’il n’y a pas de déchets laissés derrière eux; ces gestes n’en demeurent pas moins autant dommageables. Ils doivent assumer les conséquences de leurs gestes.