Rentrée, budget et santé mentale : le nouveau DG fait le point

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Par Jérôme Gagnon 3:00 PM - 26 août 2026
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Sébastien Garneau, nouveau directeur général du Centre de services scolaire de Charlevoix. Photo Jérôme Gagnon

Sébastien Garneau œuvre depuis près de 20 ans dans le milieu de l’éducation, où il a notamment été enseignant, conseiller pédagogique, directeur d’établissement et directeur des services éducatifs. Le Charlevoisien a pris le temps de s’entretenir avec lui en personne ce matin afin de discuter de son nouveau rôle, de ses priorités et des défis qui l’attendent.

Q. Qu’est-ce que représente pour vous le fait de devenir directeur général du Centre de services scolaire de Charlevoix?

R. C’est un beau défi pour moi et je suis très motivé à le relever. Ce n’est pas quelque chose auquel je pensais depuis 20 ans, mais au cours des deux ou trois dernières années, avec le départ annoncé de Martine (Vallée), j’ai commencé à y réfléchir. J’ai rencontré les gestionnaires récemment et je vois que j’ai une belle équipe pour m’appuyer. C’est très motivant et rassurant.

Q. Comment s’est déroulé le processus de nomination?

R. Je n’ai pas été approché. C’est moi qui ai posé ma candidature dans le cadre d’un processus mené avec le Bureau des emplois supérieurs du ministère. Ça a été un processus assez long, qui s’est échelonné sur environ un an, avec différentes étapes et un comité de sélection. La nomination a finalement été officialisée le 15 juillet.

Q. Quelles ont été vos premières priorités en arrivant en poste?

R. La rentrée scolaire a été l’une de mes premières préoccupations. Je voulais m’assurer que nous avions les enseignants et les professionnels nécessaires dans nos classes. Nous avons de bonnes nouvelles : nous aurons des ressources compétentes dans l’ensemble de nos secteurs. L’équipe des ressources humaines a vraiment travaillé d’arrache-pied pour y arriver.

Je me suis également intéressé à notre situation budgétaire, qui est une question d’actualité depuis plusieurs années. 

Q. Allez-vous apporter votre propre couleur à la direction générale?

R. Certainement, mais je m’inscris d’abord dans une organisation qui va bien. Je n’arrive pas avec l’idée de tout bouleverser. Nous avons des services compétents et des directions d’école qui ont beaucoup d’expérience. Je suis encore dans une période d’observation, même si je pose déjà des actions.

Ma couleur va surtout passer par ma personnalité. Je suis quelqu’un d’assez proche des gens. Avec le prochain Plan d’engagement vers la réussite, je souhaite aller rencontrer les équipes-écoles et prendre le pouls du terrain pour savoir quels défis elles voient pour les prochaines années.

Q. Vous souhaitez donc rester proche du terrain?

R. Oui. Plus on avance dans une organisation et qu’on change de poste, plus il y a un risque de s’éloigner de la réalité du terrain. Je veux éviter d’oublier ce qui se passe quotidiennement dans les classes et ce que représente le travail avec des jeunes qui éprouvent des difficultés.

Q. La rétention du personnel demeure un défi important dans le réseau scolaire québécois. Est-ce également le cas dans Charlevoix?

R. C’est un défi à l’échelle du Québec, mais lorsqu’on regarde nos statistiques, nous n’avons pas actuellement cet enjeu-là. Les données sur la rétention des enseignants après cinq ans montraient des difficultés dans plusieurs milieux, mais ce n’est pas ce que nous observons chez nous. Nous avons une très belle rétention, non seulement chez les enseignants, mais dans l’ensemble de notre personnel.

Q. La situation budgétaire demeure préoccupante. Êtes-vous tout de même confiant?

R. Oui, je suis quand même confiant. Ce que j’aime particulièrement dans notre façon de gérer le budget, c’est qu’on a toujours fait attention de ne pas affecter les services aux élèves. L’équipe des finances fait un très beau travail depuis plusieurs années pour tenter d’avoir le budget le plus équilibré possible.

Nous avons également des travaux en cours avec le ministère. C’est ce qui me donne confiance : je sens une écoute de sa part. Ce sont de grosses organisations et on ne peut pas virer de bord du jour au lendemain, mais il y a une collaboration.

Q. Les élections provinciales qui approchent pourraient entraîner des changements. Est-ce une source d’inquiétude?

R. Peu importe le parti qui sera au pouvoir, nous allons continuer de collaborer comme nous l’avons toujours fait. Les équipes sous-ministérielles demeurent parfois relativement stables, et c’est souvent avec elles que nous traitons nos dossiers. S’il y a de nouvelles personnes, nous allons nous adapter.

Q. Quelles sont vos principales priorités pour les prochaines années?

R. La santé mentale des jeunes, notamment au secondaire, me préoccupe. Nous avons commencé à mettre en place des programmes et il faut continuer de les perfectionner, notamment pour mieux repérer les jeunes qui vont moins bien.

La persévérance et la motivation scolaires sont également importantes. Il faut aussi s’intéresser à l’attrait du marché du travail, particulièrement pour les élèves de 16 ans et plus. Nous n’avons pas toujours le pouvoir d’agir sur leur décision, mais nous avons certainement un rôle à jouer en classe pour maintenir leur motivation et les garder plus longtemps dans le parcours scolaire.

Q. Les infrastructures scolaires semblent être un point fort du Centre de services scolaire de Charlevoix. Est-ce une source de satisfaction?

R. Tout à fait. Les travaux de la nouvelle école de Clermont avancent bien et nous sommes toujours dans l’échéancier prévu pour une ouverture à l’automne prochain. Nous avons aussi réalisé beaucoup de travaux dans nos écoles, notamment des aménagements de classes flexibles, et d’autres projets sont à venir. C’est intéressant pour notre offre pédagogique.

Notre équipe des ressources matérielles est également très agile. Nous sommes très proactifs dans la planification des travaux. Lorsque des sommes deviennent disponibles, nous sommes capables d’aller rapidement de l’avant parce que plusieurs projets, plans et devis ont déjà été préparés.

Q. Peut-on dire que le Centre de services scolaire de Charlevoix est un modèle en matière d’infrastructures?

R. Je pense qu’on peut certainement dire que nous sommes un modèle en matière de planification et d’agilité. Nous préparons les projets en amont, ce qui nous permet d’être prêts lorsque des sommes deviennent disponibles. On est proactifs là-dessus.

Q. L’intégration des nouveaux arrivants représente-t-elle également un défi pour le Centre de services scolaire?

R. C’est un défi, mais c’est aussi un beau défi. La diversité et l’expérience culturelle que les nouveaux arrivants apportent à nos jeunes sont pour moi une richesse. Il faut évidemment mettre en place de la francisation, adapter certains services et composer avec des différences culturelles ou linguistiques.

Cette année, nous avons notamment 46 nouveaux arrivants. Il faut parfois faire appel à des traducteurs pour certaines rencontres avec les parents. Il y a des défis, mais je dirais qu’il y a beaucoup plus de positif que de défis.

Q. Y a-t-il d’autres éléments dont vous êtes particulièrement fier en vue de la rentrée?

R. Nous sommes fiers d’avoir des enseignants et des personnes qualifiées dans l’ensemble de nos classes. Nous sommes également contents d’offrir la maternelle quatre ans dans pratiquement tous nos milieux. La clientèle est assez stable dans l’ensemble du Centre de services scolaire, ce qui est aussi intéressant.

Pour moi, les prochaines étapes importantes seront notamment de poursuivre cette stabilité et de préparer le prochain Plan d’engagement vers la réussite, en allant rencontrer les équipes-écoles pour connaître leurs préoccupations et leurs priorités.

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Anne Jean
Anne Jean
17 jours il y a

Nous connaissons mieux le nouveau dg de notre CSSC à qui je souhaite la Bienvenue dans notre région et particulièrement en éducation. On dit que tout part de la base. Vos projets d’intégration et de futur semblent arrimés avec succès. Bon succès.

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