Le Festival Trad Charlevoix rassemble les grimpeurs dans les grandes parois
Le festival Trad Charlevoix fêtait ses 21 ans cette année. Photo Archives
Les adeptes d’escalade traditionnelle se donneront rendez-vous du 28 au 30 août dans les montagnes de Charlevoix. Pour une 21e année, le Festival Trad Charlevoix réunira une communauté de grimpeurs expérimentés autour des grandes parois du parc national des Grands-Jardins et de la zec des Martres.
Contrairement à l’escalade sportive, l’escalade traditionnelle exige que les grimpeurs installent eux-mêmes leurs protections au fil de leur progression. Cette pratique demande donc des connaissances intermédiaires ou avancées, particulièrement lorsqu’il est question de gravir des parcours comportant plusieurs longueurs de corde. « Ça cible les gens qui aiment les grands itinéraires et les grandes parois », explique le directeur du festival, Alain Simard.
L’événement constitue avant tout un rassemblement destiné à cette communauté spécialisée, qui entretient ses liens notamment grâce aux réseaux sociaux. Les participants pourront néanmoins découvrir cette année quelques nouveaux itinéraires aménagés dans les montagnes charlevoisiennes.
Le Club de montagne et d’escalade de Québec contribue activement à l’entretien et au développement des sites, notamment par l’entremise d’ouvreurs-équipeurs brevetés. Ceux-ci veillent à la sécurité des installations existantes tout en explorant le potentiel encore présent dans les Grands-Jardins et la zec des Martres.
Alain Simard participe lui-même depuis près de 25 ans au nettoyage des sentiers, à la remise en état d’anciennes voies et à l’ouverture de nouveaux parcours. « Encore cette année, on a une ou deux petites nouveautés à offrir aux grimpeurs qui viennent au festival », indique-t-il.
Une pratique qui exige de l’expérience
Même si le festival peut permettre une première incursion dans l’escalade traditionnelle, les participants doivent déjà posséder certaines bases. Alain Simard recommande notamment d’avoir suivi une formation en salle et de maîtriser les principales techniques de progression et de manipulation des cordes.
Des notions d’autosauvetage sont également importantes puisque les grimpeurs peuvent se trouver à une hauteur considérable lorsqu’un incident survient. «Les secours ne sont pas si loin, mais une chute importante ou une blessure grave peut devenir un enjeu. Il faut être capable de redescendre ou de se secourir soi-même », souligne le directeur.
Les curieux peuvent aussi observer les grimpeurs à distance, mais il est déconseillé de s’approcher directement du pied des parois sans équipement approprié. Des roches ou des débris peuvent se détacher de la montagne, ce qui explique pourquoi le port du casque est recommandé dès l’arrivée dans une zone d’escalade.
Depuis l’accueil du parc national des Grands-Jardins, il est toutefois possible d’apercevoir, avec des jumelles, des grimpeurs à l’œuvre sur le mont du Gros-Bras. Ces derniers portent généralement des vêtements aux couleurs voyantes afin d’être plus facilement repérables, notamment en situation d’urgence.
Des sentiers de plus en plus fréquentés
Alain Simard constate par ailleurs une augmentation importante de la fréquentation des espaces de plein air depuis ses débuts en escalade, il y a environ 25 ans. La popularité des réseaux sociaux a notamment contribué à faire connaître les sentiers de la zec des Martres.
Cette croissance de l’achalandage exerce toutefois une pression supplémentaire sur les parcours pédestres, dont certains montrent des signes d’usure. Une réalité qui rappelle, selon lui, l’importance de fréquenter ces milieux naturels avec prudence et respect.
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