Après le tollé, François Gariépy veut gagner la confiance de Charlevoix
François Gariépy porte les couleurs du PQ dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré. Via la page Facebook de Paul St-Pierre Plamondon
Rattrapé par d’anciens propos et textes controversés après l’annonce de sa candidature, François Gariépy veut maintenant aller à la rencontre des électeurs de Charlevoix afin de leur permettre de se faire leur propre opinion.
Le candidat du Parti québécois dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré estime ne pas correspondre au personnage présenté dans les médias au cours des derniers jours. « On cherche présentement à comprendre le personnage. Certaines réponses peuvent déplaire et faire l’unanimité en politique, c’est à peu près impossible », reconnaît-il.
La candidature de l’ancien journaliste de Radio X a suscité de nombreuses réactions. Des interventions radiophoniques et des textes explicites publiés il y a une quinzaine d’années ont notamment refait surface. La ministre caquiste France-Élaine Duranceau l’a qualifié de candidat « disgracieux », tandis que le chef libéral Charles Milliard a jugé certains de ses propos indignes d’un futur élu.
Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a néanmoins maintenu sa confiance envers lui. François Gariépy entend maintenant répondre à la controverse par sa présence sur le terrain. « Il y a des gens qui apprécient cette démarche-là parce qu’ils apprennent à me connaître. On comprend que je ne suis pas la bébitte qu’on a dépeinte dans les médias depuis quelques jours », soutient-il.
Un parcours dans les médias
Âgé de 55 ans, François Gariépy possède une résidence sur la Côte-de-Beaupré depuis 2005. Père d’une fille de 23 ans et d’un garçon de quatre mois, il prend également soin de sa mère âgée de 88 ans.
Il cumule près de 25 années d’expérience dans les médias. Il a notamment travaillé à Radio-Canada, au FM93, à Énergie, au magazine Voir, à Urbania et, pendant les six dernières années, à Radio X. Il a également été co-propriétaire d’un magasin de vélos à Sainte-Foy.
La vente de ce commerce pendant la pandémie lui a permis de revenir au journalisme politique. Sa couverture des décisions gouvernementales aurait ensuite nourri son intérêt pour un engagement plus direct.
Une connaissance du territoire à approfondir
Depuis l’annonce de sa candidature, François Gariépy parcourt Charlevoix avec son équipe pour rencontrer des citoyens, des entrepreneurs et des représentants des milieux agricole et forestier.
Le candidat reconnaît toutefois ne pas encore posséder une connaissance approfondie de tous les dossiers locaux. « Prétendre que je connais les enjeux locaux dans Charlevoix, à La Malbaie ou à Baie-Saint-Paul, ce serait mentir. Ce que je veux, c’est comprendre ces enjeux-là et être à l’écoute des résidents du secteur », affirme-t-il. Il rejette néanmoins l’étiquette de candidat parachuté, rappelant qu’il réside déjà dans la circonscription. « Je suis un gars du comté. Je suis un gars de la circonscription », insiste-t-il.
Un bureau principal à La Malbaie
François Gariépy refuse pour le moment de multiplier les engagements électoraux. Il formule cependant une première promesse : s’il est élu, son bureau de circonscription principal sera établi à La Malbaie. Un bureau satellite serait également maintenu sur la Côte-de-Beaupré. « Il y a 30 000 personnes dans Charlevoix qui méritent qu’un député soit là sur une base régulière. Je veux que le poids politique revienne dans leur région », avance-t-il.
Il souhaite ainsi s’inspirer de l’ancien député péquiste Rosaire Bertrand, reconnu pour sa présence soutenue dans Charlevoix.
La rigueur budgétaire comme priorité
Présenté par Paul St-Pierre Plamondon comme un représentant de la droite économique au sein de la famille souverainiste, François Gariépy fait de la gestion des finances publiques l’une de ses principales préoccupations.
Il critique les dépassements de coûts et les investissements risqués réalisés par le gouvernement caquiste. Le financement accordé à certaines entreprises étrangères, dont Northvolt, figure parmi les décisions qu’il remet en question. « La rigueur gouvernementale, je pense que c’est ce qui a le plus manqué dans les dernières années. C’est l’argent des contribuables qui est sur la table », soutient-il.
Questionné sur les interventions économiques controversées réalisées dans le passé par des gouvernements péquistes, il affirme qu’un éventuel gouvernement du PQ devrait d’abord assainir les finances publiques et optimiser les dépenses de l’État.
Souverainiste, mais nouveau péquiste
François Gariépy se présente comme un souverainiste de longue date, bien qu’il n’ait jamais milité activement au Parti québécois avant tout récemment. « J’ai toujours été un souverainiste convaincu. Je n’ai jamais été un souverainiste convaincant, parce que je n’ai jamais milité pour le Parti québécois », résume-t-il.
Il attribue principalement son engagement au leadership de Paul St-Pierre Plamondon. Le candidat se décrit toutefois comme un débutant en politique et affirme vouloir consacrer un éventuel premier mandat à l’apprentissage et au service de la population. « Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec ma nomination ou avec les idées du Parti québécois. J’ai envie de vous entendre et de discuter avec vous. Ce n’est pas nécessaire qu’on pense tous pareil », conclut François Gariépy.
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