De la Ferme Trudel à Saint-Hyacinthe : Pierre Laliberté intronisé
Pierre Laliberté devant l'étable de la Ferme Trudel. Victor Carré | Le Charlevoisien
L’agronome Pierre Laliberté sera reconnu pour ses années au service, alors qu’il sera intronisé au Temple de la renommée de l’agriculture du Québec. Celui qui a passé la majorité de sa carrière à Saint-Hyacinthe porte un attachement particulier avec la région de Charlevoix.
« C’est un honneur. Dans le monde de l’agriculture, c’est la reconnaissance ultime. De savoir que mes accomplissements seront soulignés, c’est très flatteur », soutient d’emblée celui qui a fait ses premières armes dans le métier en 1979.
Une de ses plus grandes fiertés dans ses différents mandats est d’avoir augmenté le poids du Québec dans le domaine de la génétique avec l’ajout de plus de 1000 troupeaux alors qu’il était directeur de la génétique Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ), à Saint-Hyacinthe.
« L’élevage a fait des gros bons dans les 50 dernières années […] Ç’a donné beaucoup de poids pour le Québec à l’échelle nationale. On peut même dire qu’on se retrouve parmi l’élite mondiale », estime-t-il.
Sa jeunesse dans la région aura été un élément précurseur dans sa destinée. En effet, celui qui a grandi à Saint-Irénée a passé ses étés à travailler à l’ancienne ferme Trudel, située dans la même municipalité.
La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre. Son père, Rosaire Laliberté, était le gérant de l’endroit. « Apparemment tout jeune, j’adorais aller à l’étable. À un très jeune âge, je connaissais le nom de toutes les vaches. Jusqu’à mes 21 ans, je revenais dans la région pour aider mon père. Il m’a délégué beaucoup les tâches, dont faire le suivi des accouplements. C’est pas mal ce qui a bâti mon intérêt », dit M. Laliberté.

À une certaine époque, l’endroit, qui est maintenant la propriété de la famille Cabot, possédait jusqu’à 80 vaches. Il a même été primé parmi les meilleurs troupeaux de 50 vaches et plus. « Même si on était dans un endroit où le climat est peut-être moins bon qu’ailleurs au Québec, c’était une ferme qui performait très bien. Il y avait des vaches, des cochons, des poules et même des moutons lorsque j’étais plus jeune », explique l’agronome.
Maintenant retraité depuis huit ans, Pierre Laliberté revient souvent dans la région. « On possède ici un chalet avec les autres membres de ma famille. […] J’adore venir faire du ski au Mont Grand-Fonds. On vient au moins quatre ou cinq fois durant l’hiver, mes filles ont toujours aimé venir dans Charlevoix », souligne-t-il.
M. Laliberté sera officiellement intronisé lors du banquet annuel de la Corporation du Temple de la renommée de l’agriculture du Québec qui se déroulera le 24 octobre au Centre des congrès de Lévis.
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