La Société des traversiers du Québec (STQ) a déposé, mercredi, son rapport de sa première phase de consultation publique menée en marge du projet de traversier entre Saint-Siméon et Cacouna.
Entre mai et juin, la STQ et la Société québécoise des infrastructures (SQI) ont rencontré 36 organisations représentant les milieux municipal, gouvernemental, économique, touristique, environnemental et autochtone des rives nord et sud du Saint-Laurent.
La MRC de Charlevoix-Est, la municipalité de Saint-Siméon, Tourisme Charlevoix, la Chambre de commerce de Charlevoix, le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, ainsi que les bureaux des députés Kariane Bourassa et Gabriel Hardy ont entre autres été sondés.
Les quatre ateliers de discussion citoyens, réalisés à Saint-Siméon, Rivière-du-Loup et Cacouna, ont quant à eux réuni pas moins de 153 participants.
Opérabilité, réservations et bélugas : les principales préoccupations charlevoisiennes
Dans son rapport de 179 pages, les deux organisations disent avoir ressenti un large consensus quant à l’importance d’assurer la pérennité du lien maritime entre le Bas-Saint-Laurent et Charlevoix.
« Qu’ils soient favorables ou opposés au projet, les intervenants reconnaissent que la traverse constitue une infrastructure essentielle pour la mobilité de la population, le développement économique et l’attractivité touristique des deux régions », mentionnent-ils.
Dans Charlevoix, c’est la question entourant l’opérabilité à l’année de la traverse qui a été abordée de manière « récurente ».
« Ceux-ci [les intervenants sondés] souhaitent que la relocalisation du terminal permette une exploitation prolongée du service pendant l’hiver, rappelant que la saison actuelle prend fin au moment même où débute la haute saison touristique hivernale dans Charlevoix, limitant ainsi le potentiel de développement touristique », dénote la STQ et la SQI.
Des propositions pour améliorer la prévisibilité du service ont aussi été formulées, notamment par Tourisme Charlevoix. La mise en place d’un système de réservation et de mécanismes permettant de communiquer en temps réel l’achalandage et les temps d’attente ont été recommandés pour faciliter la planification des déplacements pour le futur service.
Si plusieurs y voient une amélioration, des citoyens de Saint-Siméon ont toutefois souligné, lors des consultations, que les temps d’attente contribuent actuellement à la fréquentation des commerces et des services situés à proximité du terminal.
Les citoyens de la municipalité charlevoisienne ont aussi exprimé des préoccupations quant aux impacts potentiels de l’augmentation de l’achalandage et de l’arrivée d’un navire plus grand et plus puissant sur l’habitat des mammifères marins à proximité du quai de Saint-Siméon.
Les prochaines étapes
« La deuxième phase de la démarche d’information et de consultation publique se tiendra au cours des prochains mois », indique la Société des traversiers dans un communiqué. Elle permettra de présenter l’évolution du projet et de poursuivre les échanges.
Rappelons que la STQ et la SQI comptent finaliser l’étude d’impact en 2027.
Le rapport complet ici.
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