Deux ans après le début des travaux, l’Écoquartier des Moissons, situé à Baie-Saint-Paul, prend de l’ampleur. Le développement compte actuellement une trentaine d’unités en construction et le promoteur Yves Simard affirme que le projet est en avance sur son échéancier.
Rencontré sur place, l’homme prend le temps de scruter chaque détail du chantier, s’assurant que le projet avance conformément à sa vision.
« Je suis très satisfait », lance rapidement Yves Simard, qui affirme que certaines étapes du projet sont réalisées avec un an et demi à deux ans d’avance.
Cet été, les travaux ont notamment permis de compléter les trottoirs et l’installation des lampadaires, en plus de l’asphaltage et de la plantation de plusieurs arbres. Une partie des pistes cyclables a également été réalisée afin de rejoindre le réseau situé derrière le Jean Coutu et de donner accès au parc.
Un immeuble de 24 logements est actuellement en construction. D’autres projets, dont des immeubles de quatre logements et des résidences unifamiliales, doivent suivre.
Selon le promoteur, certains projets ont d’ailleurs déjà démarré sans avoir encore été annoncés publiquement.

Avec les maisons déjà construites, Yves Simard estime que le secteur compte actuellement près d’une centaine de résidents, un nombre qui pourrait atteindre environ 350 personnes lorsque le développement sera complété.
Rappelons que le développement s’étendra sur une superficie totale de 2 millions de pieds carrés, pour des investissements évalués à 150 M$.
Créer un milieu de vie
Pour lui, l’objectif est de créer bien plus qu’un simple regroupement de maisons.
« Moi, ce que je crée ici, c’est un milieu de vie. »
Le promoteur mise notamment sur la proximité des services.
« Les gens peuvent aller à la crème glacée, peuvent aller au café et ils sont proches de l’épicerie, proches de tout », souligne-t-il lors de notre entretien.
Yves Simard estime à environ 35 % l’avancement des phases 1 et 2 lorsqu’on se base sur les unités prévues. Plusieurs terrains ont déjà été vendus, tandis que certains sont toujours disponibles.

Voici d’autres résidences Photo Jérôme Gagnon
« Il en manque encore des logements. Il faut intéresser des investisseurs », affirme-t-il.
Pour ce dernier, la philosophie derrière le projet demeure la même depuis le départ : ne pas simplement construire des rues, mais créer un environnement distinct.
« À chaque fois que je fais un développement, je ne fais pas juste une rue. Je fais un développement, je fais quelque chose de beau », souligne-t-il, en insistant notamment sur la qualité des matériaux utilisés.
Le promoteur invite d’ailleurs les citoyens à venir constater eux-mêmes l’évolution du chantier.
D’ailleurs, il présentera sous peu une surprise actuellement en cours de réalisation, qui ne passera certainement pas inaperçue.
Et les grands joueurs ?
L’un des prochains morceaux du casse-tête pourrait être commercial.
Yves Simard travaille depuis plusieurs années à attirer de grandes entreprises dans l’écoquartier. Une entente avait déjà été conclue avec une entreprise, mais le projet ne s’était finalement pas concrétisé.
Les discussions ont toutefois repris. Une nouvelle étude de marché est en cours et une rencontre est prévue à la fin du mois d’août.
« Je trouve que ça sent bon. Ça avance », affirme le promoteur.
Selon lui, le développement pourrait éventuellement accueillir deux grands joueurs plutôt qu’un seul. Les projets envisagés représenteraient des investissements de l’ordre de 25 à 30 millions de dollars.
« Ce n’est pas comme ouvrir une cantine sur le bord d’un chemin », image Yves Simard.
Essentiellement, les entreprises doivent maintenant mettre leurs données à jour et compléter leur analyse du marché avant de présenter leur dossier à leur conseil d’administration.
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Félicitations monsieur Simard. Votre vision et votre persévérance feront de ce projet un succès.