Les paramédics de Charlevoix sont appelés à se prononcer sur l’entente de principe conclue récemment dans le cadre du renouvellement de leur convention collective. Bien qu’il estime que ses membres auraient mérité davantage, le président du Syndicat des paramédics de Charlevoix, Jason Larouche-Roy, recommande son adoption.
Le contenu précis de l’entente demeurera confidentiel jusqu’à la conclusion du processus de vote, prévue le 16 août. Les membres de Charlevoix ont toutefois déjà participé à une assemblée afin de prendre connaissance de la proposition et de poser leurs questions.
« On la juge suffisamment acceptable pour aller de l’avant. Il y a des gains à la clé. Est-ce qu’on considérait qu’on méritait mieux? Oui, mais on considère que c’est un compromis acceptable », soutient M. Larouche-Roy, qui affirme parler en accord avec les autres membres de l’exécutif syndical.
Le résultat du vote tenu dans Charlevoix sera connu localement par l’exécutif, mais ne sera pas rendu public avant la fin du processus à l’échelle provinciale.
Un processus jugé trop long
Malgré la conclusion d’une entente de principe, le dirigeant syndical garde un goût amer du processus de négociation. Il estime qu’un règlement aurait pu survenir beaucoup plus rapidement.
« On a trouvé que c’était très long. Ça aurait pu être réglé beaucoup plus tôt, n’eût été de la mauvaise volonté du gouvernement », déplore-t-il.
Selon les informations qu’il est autorisé à dévoiler, l’entente aurait une durée de sept ans. Comme elle couvrirait en partie des années déjà écoulées, elle assurerait une paix syndicale d’environ trois ans et demi aux paramédics.
Cette période devra notamment servir à préparer le prochain cycle de négociation. Jason Larouche-Roy souhaite qu’une réflexion en profondeur soit menée sur la place des paramédics dans le système de santé et sur les moyens de pression à privilégier.
« On passe toujours après le Front commun et ça prend toujours des années. Il y a toute une réflexion de fond à faire sur les moyens de pression qu’on utilise et sur notre interlocuteur, qui est présentement le Conseil du trésor et le ministère de la Santé », explique-t-il.
Certains membres se demandent même si les paramédics seraient mieux représentés sous la responsabilité du ministère de la Sécurité publique. Une telle possibilité ne constitue toutefois pas une demande officielle pour le moment.
« C’est toute une réflexion qu’on va devoir faire une fois que cette entente-là sera acceptée, pour se préparer à la prochaine négociation », conclut le président syndical.
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