Un premier candidat est en lice pour la mairie de Saint-Siméon. Il s’agit de l’ex-conseiller politique de la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Rock Laviolette.
Le principal intéressé a fait part de ses intentions, vendredi matin, sur ses réseaux sociaux. « C’est une réflexion que j’ai depuis un bon bout, mais j’attendais le bon moment. Beaucoup de citoyens sont venus me voir par le passé pour me faire part de leur problème avec la municipalité. […] Je ne suis pas tombé en amour avec Charlevoix, mais plutôt avec les gens qui y habitent », explique en entrevue celui qui est installé dans la municipalité depuis 2010.
M. Laviolette possède un bon bagage dans le monde de la politique. Avant d’être conseiller pour Kariane Bourassa, il a entre autres été organisateur de la campagne de l’ex-députée Marie Grégoire dans Berthier pour l’Action démocratique du Québec (ADQ), en 2002. Il s’agira pour lui d’une première expérience en politique municipale.
« Je veux faire de la politique, mais autrement. Mon but est de reprendre la barre laissé par M. [Gilles] Harvey – qui a tout mon respect – et amener le bateau à bon port », soutient celui qui a notamment fait carrière dans le monde maritime.
S’il est élu, il entend être à l’écoute de la table du conseil, tout en y ajoutant sa couleur. « Je n’arriverai pas avec mes grosses bottines. J’ai toujours eu une main de fer avec un gant de velours et ça va toujours l’être. Je serais à l’écoute. […] Je sais que j’ai une personnalité forte, que je parle beaucoup. C’est ma nature », dit l’aspirant maire.
M. Laviolette croit pertinent de réaborder la question de la fusion entre les municipalités de Saint-Siméon et Baie-Sainte-Catherine, sans toutefois relancer le débat en soi. « C’est des questions que nous devrons aborder. Présentement, avec le gouvernement de la CAQ, les fusions ne sont pas forcées, mais ça pourrait changer au prochain scrutin. […] Je ne veux pas qu’on soit appelé des “Malbéens” », dit-il à ce sujet.
Le candidat ne cache pas son intention de vouloir également aborder la question entourant la place de Charlevoix au sein de la Capitale-Nationale. Rappelons qu’il est derrière une pétition à ce sujet, qui a récemment été déposée aux élus de la MRC de Charlevoix-Est.
« Je ne changerai pas d’idée à ce sujet. Quand j’embarque dans quelque chose, je le fais jusqu’au bout. […] Je ne vais pas en politique pour me faire aimer. Si tu n’es pas prêt à recevoir de critiques, achète-toi un chien ou chat comme disait Bernard Landry », mentionne M. Laviolette.
Le candidat souhaite également que Saint-Siméon se prépare aux prochaines grandes étapes que traversera la municipalité, soit l’arrivée du Parc national de la Côte-de-Charlevoix. « On doit être prêt à accueillir tous ces gens-là. On voit déjà des effets cet été. Je crois que l’étude de marché qui avait été faite à l’époque quant aux retombées potentielles du parc ne ment pas. […] C’est sûr qu’il va y avoir des changements », estime-t-il.
Le rapatriement du Centre Inouï à la municipalité fait aussi partie des dossiers auxquels il souhaite s’attaquer s’il devient maire. « Je veux que les clés soient à l’hôtel de ville et que ça revienne aux citoyens pour qu’il puisse décider de faire ce qu’ils veulent », dit le candidat.
D’ici le jour des élections, M. Laviolette entend aller à la rencontre des citoyens afin d’écouter leurs préoccupations et leurs idées. « Je suis avant tout un organisateur, donc c’est sûr que je vais aller sur le terrain. […] Le téléphone ne dérougit pas depuis quatre heures ce matin », termine Rock Laviolette.
Le scrutin aura lieu le 20 septembre.
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