Charlevoix amorce le renouvellement de son statut de région de biosphère
Myriam Fortin, directrice générale de la Réserve de la biosphère de Charlevoix Photo Jérôme Gagnon | Le Charlevoisien
Le maintien du statut de région de biosphère de Charlevoix sera l’un des principaux chantiers de la nouvelle directrice générale de la Région de la biosphère de Charlevoix, Myriam Fortin. Au cours des prochains mois, l’organisme entreprendra le processus de renouvellement exigé tous les dix ans par l’UNESCO.
Le rapport, qui devra être déposé à la fin de janvier 2027, sera préparé avec l’appui d’étudiants finissants en développement durable de l’Université Laval. Ceux-ci participeront à la recherche, à l’analyse et à la rédaction du document dans le cadre de leur projet de fin d’études.
« Il s’agit d’un examen périodique réalisé par l’UNESCO tous les dix ans afin de maintenir notre désignation de région de biosphère. Nous devons préparer un rapport qui présente les actions réalisées au cours des dix dernières années avec nos partenaires, notamment en matière de conservation, d’éducation, de recherche scientifique et de développement durable », explique Mme Fortin.
L’exercice ne se limitera toutefois pas à un simple bilan. La Région de la biosphère devra également élaborer un plan stratégique qui définira les priorités de la région pour les dix prochaines années.
Pour y parvenir, l’organisme compte tenir des rencontres de concertation avec les municipalités, les organismes et les différents partenaires de Charlevoix.
« Le statut de région de biosphère appartient à toute la région. Nous en assurons la gestion, mais cette reconnaissance appartient aux municipalités, aux organismes, aux entreprises et à l’ensemble de la collectivité », insiste-t-elle.
Une fois le rapport soumis, la Commission canadienne pour l’UNESCO enverra une équipe d’évaluateurs dans Charlevoix. Ceux-ci rencontreront des partenaires, visiteront différents sites et valideront les informations présentées avant de transmettre leurs recommandations au comité international de l’UNESCO.
La décision finale est attendue à l’automne 2027.
« C’est un processus rigoureux qui s’échelonne sur plusieurs mois. Nous voulons évidemment que Charlevoix conserve cette reconnaissance », affirme Mme Fortin.
Depuis que la Ville de Québec a obtenu sa désignation plus tôt cette année, le Québec compte désormais cinq régions de biosphère reconnues par l’UNESCO.
Faire rayonner l’expertise de l’organisme
Au-delà du renouvellement du statut, Myriam Fortin souhaite profiter de cette période pour mieux faire connaître la mission et l’expertise de la Région de la biosphère de Charlevoix.
La reconnaissance annoncée mardi au Musée Maritime illustre, selon elle, le rôle que peut jouer l’organisme auprès des municipalités, des entreprises et des organismes.
« Nous avons une équipe d’experts en conservation, en géographie et en biodiversité. Nous pouvons accompagner les organisations dans leurs projets de conservation et de développement durable. L’objectif était de démontrer concrètement ce que nous sommes capables de réaliser et d’inciter d’autres partenaires à faire appel à notre expertise », explique-t-elle.
L’organisme offre notamment des services-conseils et accompagne les promoteurs dans différentes démarches de reconnaissance ou de conservation des milieux naturels.
« Certaines démarches sont plus complexes, puisqu’elles nécessitent une reconnaissance du ministère de l’Environnement, mais nous avons les partenariats et l’expertise pour soutenir les organisations qui souhaitent protéger leur territoire », ajoute-t-elle.
Parallèlement, la Région de la biosphère traverse une année de transition financière. Le financement du gouvernement fédéral est arrivé à échéance et l’organisme est actuellement à la recherche de nouvelles sources de financement, en attendant le retour prévu de ce soutien l’an prochain.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.