Le projet de nouveau pavillon du Club de golf Murray Bay stagne. Ce dossier a connu plusieurs revers, mais il n’est pas enterré. «Toutes les options seront revues », a indiqué le directeur général Marc Villeneuve dans son bilan de la saison 2025. Le projet est estimé entre cinq et dix millions de dollars.
Ces options sont les suivantes : “«attendre le prochain programme d’aide financière pour les équipements sportifs du gouvernement du Québec. La seconde est de réaliser le projet avec un apport majeur du privé. La dernière option comporte un aspect locatif (hébergement) », a détaillé le directeur des opérations golf, Martin Guérin.
L’idée de l’hébergement comprendrait la vente de terrains pour construire des logements, a -t-on appris lors de l’assemblée générale annuelle tenue ce mercredi 22 juillet.
Déception
Les autorités du Club de golf Murray Bay n’ont pas caché leur déception à l’endroit de la Ville de La Malbaie, qui a refusé d’appuyer leur demande de partenariat afin de déposer une demande pour obtenir du financement dans le cadre d’un programme de Québec.
Héritage Murray Bay, l’organisme à but non lucratif créé pour piloter le projet de la nouvelle construction, avait besoin de l’appui de la Ville pour déposer sa demande. La Ville a répondu par la négative parce qu’en fin de compte elle se serait retrouvée à financer un privé ( le club est privé selon sa charte) et qu’elle ne peut pas le faire, a expliqué un intervenant au dossier.
«Ça nous a jetés par terre. Le partenariat proposé n’engageait pas la Ville. On comprend aussi qu’elle a déposé un projet dans ce même programme. On est déçus parce que le maire était très enthousiasme à l’annonce des festivités du 150e. Le maire est également préfet de la MRC de Charlevoix-Est qui appuie notre projet », a mentionné Claude Turcotte.
Une fois cette déception digérée, les dirigeants du Murray Bay devront encore travailler avec la Ville, peu importe le projet qu’elle réalisera. Le club est assujetti à un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA).
Allongé le parcours
Les autorités du club songent aussi à faire passer le terrain à 6000 verges. Le trou #8 deviendrait une normale 5 et le #11 une normale 4. «Une normale 70 est plus vendeur qu’une normale 68 », a indiqué Marc Villeneuve, qui croit que les perceptions laissent croire qu’il s’agit d’un parcours facile, même si ce n’est pas le cas.
Revenus à la hausse
Sur le plan financier, le club a bouclé sa saison 2025 avec une hausse des revenus d’environ 80 000$ pour atteindre 1 242 000$. Les dépenses ont légèrement augmenté pour s’élever à 1,1M$.
Un surplus au niveau des opérations est enregistré, mais il devient un maigre déficit de 7 500$, une fois les autres charges de 148 000$, lesquelles sont composées d’honoraires professionnels et frais d’intérêt et de banque, entre autres, sont appliquées.
Même si la température n’a pas été très clémente pour le début de la présente saison, le Murray Bay a presque fait autant de revenus de l’ouverture jusqu’au 30 juin qu’à pareille date lors de sa saison exceptionnelle de 2024 avec 581 000$.
Deux anciens membres du conseil d’administration effectuent un retour. Il s’agit de Bertrand Beaumont et de Martin Dassylva. Claude Turcotte demeure président.
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Les options sont diverses mais pensez à l’hébergement relève d’une compétence indéniable dans le domaine. Cette gestion ajoute un gros défi à la problématique existante. Il faut considérer les établissements en place qui forfaitise le golf attendent les beaux jours pour ajouter à leur performance les retombées économiques. Sinon qu’est-ce qui reste à vendre l’été?