Les amateurs de golf et les clients du Fairmont Le Manoir Richelieu apprécient le jeune homme et savent qu’il est pratiquement né sur un golf. Marc-Olivier Girard, de Notre-Dame-des-Monts, vient de gravir une marche importante en passant chez les pros. Dimanche, il a réussi l’épreuve de compétence de la PGA du Canada.
À 21 ans, il passe chez les pros. « C’était un objectif et un rêve à la fois », raconte le jeune homme deux jours après avoir obtenu le meilleur pointage du groupe qui tentait d’obtenir la précieuse carte de la PGA Canada.
« J’ai joué 75 ( +3) dans des conditions difficiles. Les vents soufflaient de tous les côtés. On devait jouer 80, ou mieux, pour réussir. J’ai joué pour réussir. Je n’ai pas tenté des coups impossibles ou attaqué le terrain. Merci à Nathan Vézina, qui agissait à titre de cadet lors de cette ronde au Ki-8-Eb de Trois-Rivières », relate-t-il.
Maintenant qu’il a réussi le test de qualification démontrant un niveau de jeu élevé, Marc-Olivier doit travailler un minimum de 400 heures d’emploi dans le domaine du golf par année et acquérir 30 crédits de formation et un total de 3000 heures de travail pour accéder au statut de Classe « A ».
«Jean-Philippe Moffet (le directeur des golfs de Fairmont Le Manoir Richelieu et Château Montebello) m’a référé. J’apprends énormément avec lui et avec tous les membres de l’équipe du Manoir», disait-il mardi après-midi.
Il s’est beaucoup entraîné dans le dernier mois pour arriver prêt pour l’épreuve de compétence. Or, les préparatifs avaient débuté l’hiver dernier chez B2 Golf à Québec. «Avec Benjamin, on a remis mon élan en ordre. C’est un chic type, tout comme Cédric Perron-Jacques de Taylor Made qui m’appuie également », ajoute Marc-Olivier Girard.
«C’est le début d’un nouveau parcours professionnel », souligne celui qui étudie en administration à l’Université Laval. Dans le moment, son emploi ne change pas au Fairmont Le Manoir Richelieu. « Je vais continuer à enseigner. J’adore mon emploi et Jean-Philippe est un mentor exceptionnel », dit-il également.
Après seulement deux jours, il est trop tôt pour savoir précis de quoi sera fait son avenir golfique. Il aime la compétition et aimerait bien en faire. « Je pourrais tenter ma chance aux tournois sanctionnés. J’ignore si c’est possible pour cette année. Qui sait, dans le futur, je pourrais tenter ma chance pour l’Omnium Canadien RBC », continue-t-il.
Une affaire de famille
Pour la petite histoire, il faut d’abord savoir que la pomme ne tombe jamais loin du pommier. Son grand-père, Hilaire Duchesne, était et est encore un solide golfeur. C’est lui qui a appris le golf à Pascal Girard, le père de Marc-Olivier, un vainqueur du Charlevoix Open de 2008 et qui est un enseignant très apprécié. Papa a donc imité grand-papa en faisant découvrir le golf à Marc-Olivier. « Mon père m’a beaucoup inspiré », reconnait-il.
On s’entend qu’il a eu deux bons modèles pour apprendre la base. J’ignore si « frappe la balle à 9h (l’endroit où le fer doit faire contact avec la balle) et finis vers le ciel (une indication pour obtenir un élan complet) », comme le disait grand-père Hilaire ont fait la différence, mais, pour avoir joué avec le nouveau pro, son jeu s’approche de la perfection.
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