11 tonnes de déchets: « jack pot » pour Mission 1000 tonnes sur Anticosti
La Sépaq a contribué en fournissant des véhicules. Photo Mission 1000 tonnes
Une quantité record de 24 783 livres de déchets a été récoltée lors du troisième passage de Mission 1000 tonnes sur l’île d’Anticosti.
« Nous avons explosé des records cette année ! », commente Jimmy Vigneux, chef de mission et cofondateur de la Mission 1000 tonnes. Il s’agissait du 3e passage de l’équipe de la Mission sur l’île, mais cette année, la récolte a été particulièrement fructueuse.
« Il y a deux raisons à cela. D’abord, après 2 éditions, on connaît mieux l’île, les endroits à nettoyer et on est plus efficaces. Deuxièmement, la présence d’un groupe scout a vraiment aidé ! On parle de 17 paires de brase de plus pour nettoyer les plages pendant 3 jours… » Les scouts, de jeunes adultes, étaient membres du du 12e carrefour du 12e groupe scout de Notre-Dame-de Grâce.

Plusieurs secteurs ont été visités par les 8 membres de l’équipe de la Mission 1000 tonnes et les bénévoles qui ont répondu présents : l’embouchure de la rivière Bec-Scie, la Pointe-Nord, la rivière aux Cailloux…
Certains secteurs ont été particulièrement « payants » pour l’organisme qui vise à récolter 1000 tonnes de déchets au courant de sa mission.
« On a trouvé un lieu près de la rivière la loutre avec 170 cages a homard abandonnés, vraiment vieilles, dont plusieurs en bois. Ça fait augmenter le poids », indique Jimmy Vigneux.

Durant le passage de 10 jours des membres de l’équipe sur Anticosti, une attention particulière était portée aux cages, cordages, bouées et autres engins de pêche inutilisables apportés sur les plages au gré des marées.
Sur un total de 24 400 livres de déchets récoltés cette année, 8600 livres étaient composées de matériel de pêche.
“ Je ne peux pas me prononcer par rapport à une corrélation avec l’ouverture des permis de pêche exploratoires à Anticosti, mais on voit beaucoup de déchets de pêche surtout du côté sud de l’île”, commente Jimmy Vigneux qui insiste pour dire que la grande majorité des déchets ramassés a été apportée sur l’île au gré des marées.

“ On retrouve beaucoup de styromousse, de bouteilles de plastique qui ont dérivé dans le Saint-Laurent. On a trouvé des résidus de Tim Hortons, alors qu’il n’y en a pas sur l’île… ”, illustre-t-il.
Si la récolte a surpassé celles des années passées, Jimmy Vigneux a toutefois remarqué avec soulagement que les secteurs où l’équipe est déjà passée sont beaucoup moins pollués que les nouveaux secteurs visités.

« Il y a une amélioration durable après un ramassage. Les plages où on avait ramassé 2000, 3000 livres de déchets, on en ramasse 200, 300 l’année suivante. Donc oui, les plages restent relativement propres, mais il y a de nouveaux déchets chaque année d’où l’importance de trouver des solutions durables à la source. »
Décourageant ?
« Non, ça ne me décourage pas. Mon objectif est d’aider à ferme le robinet. J’ai beau dire “arrêter de consommer”, les gens n’aiment pas ça se faire dire quoi faire. Je les invite à participer et en nettoyant, ils réalisent qu’il faut agir. On n’a pas le luxe de se décourager ! »
Tandis que les changements climatiques continuent leur course, il est encore plus important de travailler à assainir nos cours d’eau, dont le fleuve. « C’est une erreur de baisser les bras et on le voit en ce moment. On laisse les changements climatiques aller, on voit les feux de forêt, on continue à consommer et c’est pire d’année et d’année… »
En organisant des activités de ramassage de déchets festives dans la bonne humeur, Jimmy Vigneux fait le parti que la population joindra le mouvement de façon durable. « On rigole, c’est super festif, on paye la bière, on fait ça dans le bonheur, on veut que les gens aient du fun parce que oui, ça peut être le fun de faire de bonnes actions ! »

Envie de joindre le mouvement ? Les membres de l’équipe de la Mission 1000 tonnes seront de l’Expédition Saint-Laurent en août et vous invitent à enfiler vos gants et votre plus beau sourire et à faire votre part pour l’avenir de notre fleuve.
« Anticosti, c’est un projet à part. Il y a 550 km de littoral sur Anticosti et il nous reste des places où aller nettoyer. C’est un patrimoine de l’UNESCO, ça vaut la peine ! Je pense qu’on commence à être des spécialistes du nettoyage des berges et on espère pouvoir y revenir parce qu’on a tellement de bons résultats ! »
https://www.lemanic.ca/2026/07/02/expedition-saint-laurent-et-si-on-nettoyait-nos-berges/
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