Une intersection dangereuse à Saint-Urbain?
Un véhicule à lintersection entre les rues Fortin et Saint-Édouard (route 381) n'est visible que tardivement, selon Lyne Tremblay. Photo Charles Dessureault
C’est ce que plaide Lyne Tremblay, une citoyenne et ancienne conseillère municipale de Saint-Urbain, dans une plainte adressée à l’administration de la paroisse. Selon elle, il est « impossible de voir les véhicules » venant de la route 381 en direction sud lorsqu’on se trouve à l’arrêt de Fortin.
Cette perte de visibilité est occasionnée par une végétation opaque en bordure du terrain. « Quand on s’avance le nez sur la ligne blanche, il y a des risques pour les piétons, pour les vélos, pour les voitures », soutient-elle.
Lyne Tremblay aurait déjà fait part de la situation au conseil municipal dans les dernières années, sans que la situation ne soit traitée à part entière. Elle « demande que le règlement municipal soit respecté ».
Le règlement municipal impose que le coin du terrain soit dégagé de tout objet, construction ou aménagement plus haut que 60 cm à 8 mètres du coin de l’emprise de la route.

La directrice générale par intérim de Saint-Urbain assure que des travaux d’émondage sont réalisés annuellement par la paroisse, mais que ces travaux publics n’ont pas encore été complété cette année.
Le terrain en question appartient à Gabriel Cloutier et sa conjointe, un couple montréalais propriétaire depuis la fin de l’été dernier. Il n’a jamais été notifié, ni par la municipalité ni par l’ancien propriétaire, de cette situation. Bien que cette absence de visibilité « ne [le] choque pas », il est tout à fait enclin à faire des travaux d’émondage si les autorités locales le lui demandaient.

L’arbre qui cache la forêt
Ce que M. Cloutier trouve plus dangereux, c’est la vitesse élevée à laquelle les véhicules circulent sur la rue Saint-Édouard, soulignant que ceux qui respectent les 50 km/h permis sont « rares ».
C’est aussi l’avis de sa voisine Sonia Fortin, qui considère que l’intersection n’est « pas particulièrement problématique ». La vitesse des véhicules est aussi le cœur de ses préoccupations : « Même sortir de chez moi, où j’ai une visibilité complète, c’est difficile. »
Consciente de ces risques, la conseillère municipale de Saint-Urbain Vicky Boily affirme que la municipalité s’est procuré des afficheurs de vitesse afin de sensibiliser les conducteurs quant à leur vitesse lorsqu’ils entrent dans le village. Ils seront installés « bientôt ».
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